Présentation de l'association ECOLOGISTE
"Qu'est-ce qu'on va manger ?''
L'association "Qu'est-ce qu'on va manger ?" est née d'une pensée, d'une réflexion sur la place qu'on laisse à la Terre dans la société aujourd'hui : qu'est-ce qu'on va manger si les terres agricoles potentielles sont remplacées par des centres commerciaux, parcs d'attractions et d'autres infrastructures inutiles et coûteuses au regard de la priorité pour chaque être de s'alimenter ? Que restera t'il des forêts et de tous les autres espaces naturels si l'on artificialise tout les sols ?
Le monde des écologistes décroissants est très replié sur lui-même du fait de son total décalage avec le reste de la société capitalistes où les possibilités de polluer, de détruire la planète sont illimités. Pollutions rendues possible par un libéralisme économique inconscient et une mondialisation des échanges apportant surproduction, surconsommation, et dénis des conséquences écologiques.
Une partie de la population n'a pas connaissance des problèmes liés aux pollutions, à la surproduction, aux conséquences de la mondialisation et à sa propre capacité d'agir autrement. Une confiance aveugle dans l'autorité autorisant par exemple la dégénérescence programmée, l’élevage en usine ... nous oblige a informer les citoyens et ainsi palier aux déficiences des décideurs en sensibilisant les citoyennEs, consommateurs.rices …
Cette association a pour but d'informer sur les problématiques environnementales et les alternatives écologiques et sociales possibles.
Quels sont les problèmes ? Quelles sont les solutions ?

La pollution de l'air

Le changement climatique

Les émissions des gazs dit à « effet de serre » tel que le dioxyde de carbone CO2 et le méthane CH4 émanant des activités humaines, ne permettent pas à la Planète de conserver une température viable.
Les scientifiques et les experts du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat observent les conséquences observables et évaluent les effets prévisibles du changement climatique. Ils constatent que chaque année détrône l’année précédente dans le classement de l’année la plus froide, la plus chaude, la plus riche en événements météorologique rares.
Le coût économique et humain des catastrophes naturelles prévisibles est évalué plus important qu'un changement drastique de modèle de société.

Ci-contre quelques exemples de graphiques prouvant la hausse de la pollution de l'air, de la température mondiale  et une simplification d'images satellites montrant la fonte de la banquise arctique.

L'évolution d'année en année de la fonte de la banquise arctique depuis la fin des années 1990 est  visionnable en cliquant sur l'un des deux liens suivant (en anglais) : 

https://www.climate.gov/news-features/videos/old-ice-becoming-rare-arctic

 https://youtu.be/c6jX9URzZWg

"Ce qui s'est passé est terriblement passé et c'est parce que précisément c'est terriblement passé qu'il faut maintenant faire autre chose, autrement. L'enfer, ce serait le passé définitivement imposé, le passé fermeture." (Extrait du livre Le pardon, collection Autrement)

Afin d'éviter l'impardonnable, l'urgence nous invite à agir collectivement, individuellement...




« Les économistes du GIEC parviennent à une conclusion (...) : les scénarios compatibles avec l'objectif [de limitation de l'augmentation de la température mondiale de la planète à] 2°C correspondent à une diminution des émissions de gaz à effet de serre de 40 à 70% à horizon 2050 (par rapport à 2010). Cette diminution doit de plus se poursuivre au-delà jusqu'à atteindre la neutralité carbone, voire mieux, d'ici la fin du siècle »  Jean Jouzel, alors vice président du GIEC.

Contenir les émissions de gaz à effet de serre en dessous du seuil conseillé par le GIEC des 2°C, et des 1,5°C conseillés par les associations écologistes, suppose une inversion rapide et drastique des modes de transports, d'agriculture, de surproductions et de surconsommations actuels.

Malgré les efforts d'instances officielles pour mettre en œuvre des mesures concrètes au niveau mondial, on observe une hausse de la pollution de l'air à chaque sommet sur le climat.

C'est pourquoi il est important, primordial, d'agir individuellement.

Sources de la partie sur le changement climatique :
  Livre et brochure :
Mal de Terre, Hubert Reeves et Frederic Lenoir , 2003, éditions Seuil et Le Point
La transition énergétique, Europe Ecologie Les Verts Commission énergie

     Sites internets :
http://leclimatchange.fr
The National Snow and Ice Data Center (NSIDC)   https://nsidc.org/
https://www.esrl.noaa.gov/gmd/ccgg/trends/
https://www.esrl.noaa.gov/gmd/ccgg/trends_ch4/
https://jancovici.com/category/changement-climatique

RAPPORT DU GROUPE D’EXPERTS INTERGOUVERNEMENTAL SUR L’ÉVOLUTION DU CLIMAT, 2014 disponible sur le site https://www.ipcc.ch

Extrait Du rapport de synthese 2014
sur les Changements climatiques
du Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat
"L’influence de l’homme sur le système climatique est clairement établie et, aujourd’hui, les émissions anthropiques de gaz à effet de serre sont les plus élevées jamais observées. Les changements climatiques récents ont eu de larges répercussions sur les systèmes humains et naturels.
Le réchauffement du système climatique est sans équivoque et, depuis les années 1950, beaucoup de changements observés sont sans précédent depuis des décennies voire des millénaires.
L’atmosphère et l’océan se sont réchauffés, la couverture de neige et de glace a diminué, et le niveau des mers s’est élevé.
Au cours des dernières décennies, l’évolution observée du climat, quelles que soient ses causes, a eu un impact sur tous les océans et sur les systèmes naturels et humains de tous les continents, ce qui témoigne de la sensibilité de ces systèmes au changement climatique.
Des changements ont été constatés depuis 1950 environ en ce qui concerne bon nombre de phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes. 
La diminution des extrêmes de froid, l’augmentation des extrêmes de chaleur, la hausse des niveaux extrêmes de pleine mer et la multiplication des épisodes de fortes précipitations dans diverses régions ont été attribués aux activités humaines.
Si elles se poursuivent, les émissions de gaz à effet de serre provoqueront un réchauffement supplémentaire et une modification durable de toutes les composantes du système climatique, ce qui augmentera la probabilité de conséquences graves, généralisées et irréversibles pour les populations et les écosystèmes. Pour limiter l’ampleur des changements climatiques, il faudrait réduire fortement et durablement les émissions de gaz à effet de serre, ce qui, avec l’adaptation, est susceptible de limiter les risques liés à ces changements.
Les émissions cumulées de CO2 détermineront dans une large mesure la moyenne mondiale du réchauffement en surface vers la fin du XXIe siècle et au-delà. Les projections relatives aux émissions de gaz à effet de serre varient sur une large fourchette en fonction du développement socio-économique et de la politique climatique. Les projections réalisées sur la base de tous les scénarios d’émissions considérés indiquent une augmentation de la température de surface au cours du XXIe siècle. Il est très probable que la fréquence et la durée des vagues de chaleur augmenteront et que les précipitations extrêmes vont devenir plus intenses et plus fréquentes dans de nombreuses régions. Les océans vont continuer de se réchauffer et de s’acidifier et le niveau moyen de la mer de s’élever.
Les changements climatiques vont amplifier les risques existants et en engendrer de nouveaux pour les systèmes naturels et humains. Ces risques, qui ne sont pas répartis uniformément, sont généralement plus grands pour les populations et les communautés défavorisées de tous les pays, quel que soit leur niveau de développement.
De nombreux aspects des changements climatiques et de leurs répercussions continueront de se manifester pendant des siècles, même si les émissions anthropiques de gaz à effet de serre sont stoppées. Les risques de changements abrupts ou irréversibles augmentent à mesure que le réchauffement s’amplifie.
 L’adaptation et l’atténuation sont des stratégies complémentaires qui permettent de réduire et de maîtriser les risques liés aux changements climatiques. En limitant fortement les émissions au cours des prochaines décennies, on pourrait réduire les risques climatiques au XXIe siècle et au-delà, améliorer les perspectives d’adaptation, réduire les coûts de l’atténuation sur le long terme et aplanir les difficultés afférentes, et privilégier des profils d’évolution favorisant la résilience face au changement climatique dans l’optique du développement durable.
Il est possible de prendre des décisions avisées pour limiter les changements climatiques et leurs effets en appliquant une vaste gamme d’outils d’analyse pour l’évaluation des risques et des avantages probables, qui prennent en compte la gouvernance, les questions d’éthique, l’équité, les jugements de valeur, les évaluations économiques et la diversité des perceptions et des réactions face aux risques et à l’incertitude. Sans mesures d’atténuation autres que celles qui existent aujourd’hui, et même si des mesures d’adaptation sont prises, le risque de conséquences graves, généralisées et irréversibles à l’échelle du globe sera élevé à très élevé à la fin du XXIe siècle en raison du réchauffement. 
L’atténuation s’accompagne de certains co-avantages et de risques dus à des effets secondaires indésirables, mais la probabilité de conséquences graves, généralisées et irréversibles est moindre que celle associée aux changements climatiques, d’où l’intérêt des mesures d’atténuation à court terme. L’adaptation peut réduire les risques d’incidences liées aux changements climatiques, mais son efficacité a des limites, surtout lorsque l’ampleur et le rythme des changements climatiques augmentent. En adoptant une perspective à long terme, dans le contexte d’un développement durable, on augmente les chances que les mesures d’adaptation à plus court terme renforcent l’efficacité des options futures et améliorent la préparation.
En matière d’atténuation, il existe de nombreuses options susceptibles de limiter le réchauffement à moins de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels. Il faudrait pour cela réduire fortement les émissions au cours des prochaines décennies et faire en sorte que les émissions de dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre persistants soient presque nulles d’ici la fin du siècle. 
Or cela pose d’importants problèmes techniques, économiques, sociaux et institutionnels, qui deviennent plus difficiles à surmonter si l’on tarde à prendre des mesures d’atténuation supplémentaires et que l’évolution technologique ne suit pas. Quelle que soit son ampleur, la limitation du réchauffement pose des problèmes semblables, mais à des échelles temporelles différentes.
De nombreuses options d’adaptation et d’atténuation peuvent aider à faire face aux changements climatiques, mais aucune ne saurait suffire à elle seule. Leur efficacité, qui dépend des politiques et des modalités de coopération adoptées à toutes les échelles, peut être renforcée par des mesures intégrées reliant l’adaptation et l’atténuation à d’autres objectifs sociétaux.
L’adaptation et l’atténuation s’appuient toutes deux sur des institutions solides, une gouvernance rationnelle, l’innovation, l’investissement dans des technologies et une infrastructure respectueuses de l’environnement, des moyens de subsistance durables et des comportements et modes de vie appropriés. Il existe des possibilités d’adaptation dans tous les domaines, mais les modalités de mise en oeuvre et le potentiel de réduction des risques liés au climat diffèrent selon les secteurs et les régions. Certaines mesures d’adaptation engendrent des co-avantages, des synergies et des contreparties considérables.
Si les changements climatiques s’accentuent, les défis associés à un grand nombre d’options d’adaptation s’aggraveront.
Il existe des possibilités d’atténuation dans tous les grands secteurs. L’atténuation peut être encore plus efficace par rapport aux coûts si l’on adopte une approche intégrée qui associe des mesures visant à réduire la consommation d’énergie et le taux d’émission de gaz à effet de serre des secteurs d’utilisation finale, à décarboniser la production d’énergie, à réduire les émissions nettes et à multiplier les puits de carbone dans les secteurs produisant des émissions d’origine terrestre.
Les changements climatiques représentent une menace pour le développement durable.
Il existe néanmoins de nombreuses possibilités de lier l’atténuation et l’adaptation à la poursuite d’autres objectifs sociétaux dans le cadre d’approches globales. Pour que les efforts déployés soient fructueux, il faut se doter d’outils appropriés et de structures de gouvernance adéquates, et renforcer nos capacités de réaction."

Source : extrait RAPPORT DU GROUPE D’EXPERTS INTERGOUVERNEMENTAL SUR L’ÉVOLUTION DU CLIMAT, 2014 disponible sur le site https://www.ipcc.ch

L'alternative au changement climatique :
 la décroissance
Un changement de modèle de société : « nous nommerons économie saine un modèle économique qui, au minimum, ne toucherait pas au capital naturel (...)
Nous nous dirigeons à brève échéance, si nous ne changeons pas radicalement de cap, vers le tarissement de la plus grande partie des ressources planétaires (...)
Toute la question consiste à passer d’un modèle économique et social fondé sur l’expansion permanente à une civilisation sobre dont le modèle économique intègre la finitude de la planète. Pour passer de notre civilisation à l'économie saine, les pays riches devraient s'engager dans une réduction drastique de leur production et de leur consommation. En termes économiques, cela signifie entrer dans la décroissance. 
Le problème est que nos civilisations modernes, pour ne pas générer de conflits sociaux, ont besoin de cette croissance perpétuelle. Le fondateur de la revue The Ecologist, Edward Goldsmith, avance "qu'avec un minimum de volonté politique en réduisant de 4% par an [le livre a été écrit en 2004] et pendant 30 ans la production et la consommation, nous aurions une chance d'échapper à la crise climatique.  (...)
Plus nous attendrons pour nous engager dans la décroissance durable , plus le choc de l’extinction des ressources sera rude, et le risque d’engendrer un régime éco-totalitaire ou de s’enfoncer dans la barbarie sera élevé (...)
Il faut faire face à "cette soif sans fin de consommation attisée par des années de conditionnement à l’idéologie publicitaire" (...)
Plus de trois quarts des ressources énergétiques que nous utilisons aujourd’hui sont d’origine fossile : gaz, pétrole, uranm, charbon. Ce sont des ressources [...] non renouvelables. La décroissance, ou « économie saine nous impose de cesser ce pillage (...)."
Source extraite du 1er chapitre du livre Objectif Décroissance, vers une société harmonieuse, France, mars 2004


Film documentaire d'animation sur la décroissance : Un présent sans lendemain (There's no tomorrow) est un documentaire animé (VF) qui synthétise les données sur les ressources énergétiques et autres (pétrole, gaz, charbon, minerais, terres rares...) et qui met en évidence la fin proche et inéluctable d'un mode de vie basé sur la consommation et la croissance économique https://www.youtube.com/watch?v=S1qqIS5_pJE&feature=youtu.be
Stopper Le CHANGEMENT CLIMATIQUE : S'ENGAGER DANS LA TRANSITION ECOLOGIQUE
"La transition est une approche permettant à une collectivité de réaliser les mutations nécessaires pour faire face aux menaces que font peser sur elle la disparition rapide du pétrole abondant et bon marché, le changement climatique causé par les gaz à effet de serre ainsi que la vulnérabilité du système économique face à ces conditions.

La transition part des postulats suivants qui sont extraits du livre "Manuel de Transition, De la dépendance au pétrole à la résilience locale" : 

•  La descente énergétique est une opportunité plutôt qu’une catastrophe.

• La descente énergétique est inévitable : d'une part, "l'ère énergétique touche à sa fin et pour une société qui en dépend absolument, ceci implique d’énormes changements ;  (..) d'autre part , l'avenir avec moins de pétrole pouvait être préférable au présent, si nous le planifions d'avance avec assez imagination et de créativité"

• Les sociétés industrialisées  peuvent toujours croire en leur capacité de résilience, résilience nécessaire pour affronter les chocs énergétiques : "la plupart des choses qui nous entourent dépendant du pétrole à bon marché pour leur fabrication et leur transport(...) l'occident consommant 16 barils par personnes et par an en moyenne"

• Le choc pétrolier qui suivra la fin du pétrole sera d'autant moins violent que la société aura su s'y préparer.

• Il faut agir collectivement, dès maintenant.

• Un futur avec moins de pétrole peut être préférable au présent."

Rob Hopkins passionné de permaculture initiateur du mouvement "Villes en transition" propose dans son livre Manuel de Transition, De la dépendance au pétrole à la résilience locale, édition écosociété, 2010 quelques propositions d'axes de travail :
• Relocaliser l'agriculture, l'économie, la vie, le travail : favoriser les circuits courts, le savoir-faire, les entreprises, associations et initiatives locales...
• Créer des monnaies locales afin de sortir de la logique de marché actuelle qui s'appuie sur le pétrole. Encourager la finance alternative (finansol par exemple)
• Créer des quotas énergétiques pour la consommation d'énergies fossiles. Utiliser les énergies renouvelables. Planifier la réduction de l'utilisation des énergies polluantes.
• Utiliser des modes de transport durable
• Avoir recours à la phytothérapie locale, aux médecines naturelles.
• Redonner vie aux objets, créer, développer les recycleries, les consignes, les réparations... Mettre fin à obsolescence programmée.
• L'aspect social est très important aussi, le lien social doit être préservé, renforcé, renoué (associations, lieux communs = biens communs)

Selon un directeur régional de l'Ademe, 1 emploi sur 2 sera concerné par le changement climatique en Aquitaine.      (source : Alternatives économiques, hors série)
                                                                                                                                                                                                                        Un collectif d'association  "appellent le Gouvernement français à mettre en œuvre le plan de programmation de l'emploi et des compétences sur les territoires, prévu par la Loi de transition énergétique, afin d'anticiper les reconversions des salariés".

Pour exemple le collectif cité plus haut propose 7 mesures et orientations qui sont à prendre pour rendre l'objectif de transition écologique opérationnel  :

"1. Créer 250 000 emplois à financement essentiellement public, de bonne qualité et de bons statuts (temps plein, longue durée), labellisés « transition écologique ». Il s’agit de postes dans des activités essentielles pour la transition écologique (comme les filières locales de réparation) dont la rentabilité purement économique n’est à court terme pas assurée.

2. Créer 100 000 emplois « transition écologique » dans le service public. Le besoin d’agents de la fonction publique à l’échelle nationale et locale pour la mise en œuvre des politiques de la transition écologique juste est important.

3. Investir dans les secteurs privés de la transition écologique pour créer 650 000 emplois. Il s’agit de réorienter l’argent investi dans les secteurs polluants vers les activités de la transition écologique et renforcer ces flux financiers.

4. Résoudre l’opposition entre protection du climat et perte d’emplois dans les secteurs fragilisés par une reconversion qui doit être anticipée et territorialisée et une offre de formation adaptée. Pour réussir une transition écologique juste il faut résoudre l’équation entre emplois détruits et créés. L’objectif doit être « zéro chômeur/chômeuse écologique ».

5. Assurer la qualité et la protection sociale des emplois de la transition écologique juste. Les emplois de la transition écologique doivent assurer un revenu et des conditions de travail décents et être inscrits dans un cadre d’activité pérenne.

6. Lancer des changements structurels pour adapter les emplois au cadre de la transition écologique. Pour anticiper des changements structurels économiques, sociaux, numériques et écologiques il est nécessaire de lancer des expérimentations qui visent à développer de nouvelles formes d’emplois de qualité et de rémunération décente.

7. Conditionner les dispositifs de soutien au secteur privé à la création d’emplois de qualité en particulier dans des secteurs de la transition écologique. Pour accélérer la transformation des modes de production et des orientations stratégiques des entreprises il faut que les dispositifs d’aide soient en phase avec les principes de la transition écologique juste et liées à des critères précis en termes d’emplois créés et d’amélioration environnementale."


Sources :

Livres En anglais : The Transition Handbook: From Oil Dependency to Local Resilience de Rob Hopkins (2008) ; en format électronique sur : http://www.transitie.be/userfiles//transition-handbook%281%29.pdf
 
Adaptation française du Manuel de Transition - de la Dépendance au Pétrole à la Résilience Locale de Rob Hopkins téléchargeable sur le lien suivant :
https://transitionnetwork.org/wp-content/uploads/2017/02/The-Essential-Guide-to-Doing-Transition.-Le-Guide-Essentiel-de-la-Transition..compressed.pdf

Portail de la Transition : http://www.transitionnetwork.org

Pour s'investir dans un groupe en france on trouvera des informations sur : http://villesentransition.net et http://www.transitionfrance.fr

Un exemple de groupe local, Trièves en Transition : http://aprespetrole.unblog.fr
http://emplois-climat.fr/menu-campagne/nos-objectifs/
Lien vers la Loi du 18 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000031044385&categorieLien=id


Exemple de Catastrophe environnementale :
L’assèchement de la mer Aral
L’assèchement de la mer Aral est directement liée à une mauvaise stratégie de la gestion hydrique pour la culture intensive de coton.
''C'est l' une des plus importantes catastrophes environnementales du xxe siècle.
La mer d'Aral est un lac d'eau salé d'Asie centrale. Elle est partagée entre le Kazakhstan au nord et l'Ouzbékistan au sud. Dans les années 1960, le lac d’Aral, communément appelé « Mer d’Aral »  était le 4e lac du monde avec une superficie de 66 458 km² pour un volume de 1040 km3. Son niveau s’élevait à 53m au dessus du niveau de la mer et sa salinité était de 10 g/l.
En 30 ans, la Mer d’Aral a perdu environ 70% de sa surface et 90% de son volume.
La salinité des eaux a considérablement augmenté pendant les années 70, et elle n’a cessé de croître depuis ; aujourd’hui, elle est plus élevée que dans la mer Noire. La teneur de l'eau en minéraux a quadruplé, passant à 40 grammes par litre, rendant impossible la survie de la plus grande partie des poissons de mer et de la faune sauvage.
Le retrait des eaux et l’évaporation laissent derrière eux des étendus désertiques où le sol est recouvert de sel et de quantité gigantesques de pesticides et d’insecticides qui étaient autrefois charriés par les fleuves après avoir été utilisé dans les plantations de coton. Ainsi, les eaux sont polluées et possèdent un taux de salinité beaucoup trop élevé et les terres alentours sont stériles.
La disparition de cette énorme quantité d'eau entraîne un changement climatique. On passe d’un climat tempéré de bord de mer à un climat continental. Par le passé, cette mer était considérée comme un régulateur des vents froids venant de Sibérie.
Désormais les étés sont secs et courts et les hivers sont plus froids.
L'amplitude thermique s'est accrue : de -25°C en hiver et +35°C en été, on est passé à -50°C en hiver et +50°C en été. Les vents forts de la région atteignent des vitesses de près de 90km/h et provoquent des tempêtes de sable plus de 90 jours par an. Les pluies aussi sont en perpétuel changement. Par exemple, la teneur en sel est passée de 1 tonne par km² en 1956 à   45 tonnes par km² entre 1962 et 1967 et ne cesse d'augmenter aujourd'hui. Par ailleurs les pluies acides se sont intensifiées, notamment de par la présence de pesticides dans l'air dus aux rejets de poussières par les usines traitant le coton '' 

Texte extrait du document “La disparition progressive de la mer Aral” ISE 2011/2012 par Lefrançois Amandine, Chantegros Yvan, Magnan Paul .

"Cinq millions de personnes sont touchés par cette pollution, et tout particulièrement la république autonome du Karakalpakstan, en Ouzbékistan. L’eau potable y contient quatre fois plus de sel que la limite recommandée par l’OMS (Organisation mondiale de la santé). D’où la multiplication des maladies rénales, des diarrhées et autres affections graves comme le cancer de l’œsophage. La tuberculose y a atteint des proportions endémiques. Dans certaines villes on dénombre 400 cas pour 100 000 habitants. 90 % des femmes souffrent d’anémie et la mortalité infantile y est quatre fois supérieure à la moyenne des pays de la CEI (Communauté des Etats Indépendants) et sept fois supérieure à celle des Etats-Unis.

La situation est d’autant plus dramatique que cette pollution touche une population déjà très éprouvée par les effets économiques de la disparition de la mer d’Aral et par le délabrement des services de santé après 1991. Ainsi, les traitements prescrits aux malades de la tuberculose ont été interrompus, faute de médicaments, comme le rapporte Médecins sans frontières, dans un article du 19 mars 2003, The Aral Sea disappears while tuberculosis climbs"  source : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/heritage-sovietique/mer-aral.shtml

Catastrophes environnementales : mareeS noireS
"Les marées noires représentent en effet un véritable traumatisme pour les régions touchées. Elles ont un impact à la fois écologique, économique et sanitaire. Sur le plan écologique, elles perturbent plus ou moins gravement les écosystèmes littoraux et marins, détruisent une grande partie de la faune et de la flore sur des centaines de kilomètres de côtes. Sur le plan économique, elles contaminent les produits de la pêche et de l'aquaculture pour des périodes allant de plusieurs mois à quelques années, polluent et nuisent à l'attrait des sites touristiques, entraînent de lourdes dépenses de nettoyage des côtes. Sur le plan sanitaire, elles libèrent dans l'environnement des produits cancérigènes par inhalation et par contact" 

(extrait : Encyclopedie Universalis)

Fin février 1967, le Torrey Canyon, un pétrolier de 300 mètres de long, affrété par British Petroleum, quitte le Koweït avec 120 000 tonnes de pétrole brut à destination de l’Angleterre. Il s'échoue le 18 mars 1967 sur le récif des Seven Stones, à proximité du sud-ouest de l'Angleterre. C'est la première grande marée noire dans les eaux européennes. La nappe a pollué près de 200 kilomètres du littoral des Cornouailles et atteindra les côtes bretonnes. A la suite de cette catastrophe environnementale s'ébauche une réglementation internationale afin de prévenir d’éventuels naufrages de pétroliers, de s'assurer de la sécurité des navires et du "partage" des responsabilités. C'est « la catastrophe du Torrey Canyon en 1967, qui a amené l'Organisation Maritime Internationale* à intensifier ses travaux techniques sur la prévention de la pollution, l'a aussi incitée à s'occuper de questions de responsabilité et d'indemnisation. Elle a établi un Comité juridique ad hoc chargé d'étudier les questions juridiques soulevées par ce qui fut la première grande catastrophe mondiale de navire-citerne et ce comité est rapidement devenu un organe subsidiaire permanent du Conseil de l'OMI, se réunissant deux fois par an pour examiner toute question juridique présentée à l'OMI.» « Ce sinistre a mis en lumière diverses carences graves, notamment l’absence d’un accord international en matière de responsabilité et d’indemnisation en cas de déversement de ce type. Il a amené la communauté internationale à établir un régime d’indemnisation des victimes de la pollution par les hydrocarbures, sous l’égide de l’organisation maritime internationale (OMI). Le régime a été mis en place dans le cadre de la Convention internationale de 1969 sur la responsabilité civile pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures (Convention de 1969 sur la responsabilité civile) et de la Convention internationale de 1971 portant création d’un Fonds international d’indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures (Convention de 1971 portant création du Fonds). Au fil du temps, il est devenu manifeste que le montant d’indemnisation disponible pour les sinistres majeurs devait être accru, et la portée du régime élargie. Deux autres instruments ont ainsi été mis en place, à savoir la Convention de 1992 sur la responsabilité civile et la Convention de 1992 portant création du Fonds » source : https://www.iopcfunds.org/fr/a-propos-des-fipol/

16 mars 1978 : Le pétrolier Amoco-Cadiz (334m de long sur 51 de large, chargé de 223 000 tonnes de pétrole brut d'Iran et d'Arabie Saoudite), s'échoue au large de l'île de Ouessant à l'ouest de la Bretagne. Ce naufrage a pollué près de 300 kilomètres de côtes bretonnes et affecté profondément la faune, la flore et l’activité de cette région. En 1988 (première instance) et en 1992, en juridiction de deuxième instance c’est la première fois qu’une société mère, en l’occurrence Amoco Transport (dont le siège est basé au Etats-Unis), est reconnue responsable et condamnée. C’est la défaillance du gouvernail qui était déjà défectueux au départ qui a permit au syndicat des communes bretonnes de gagner leur procès et de percevoir des indemnités.

23 mars 1989 : Le pétrolier Exxon Valdez s’échoue probablement suite à une erreur humaine au large de l’Alaska alors qu’il venait de charger 180 000 tonnes de pétrole brut. Plus de 7,000 km2 de nappes de pétroles polluèrent 800 km de côtes (2 000 km avec tous les îlots et échancrures). Les conséquences sur l'avifaune sont considérables : environs 300 000 oiseaux sont morts, dont seulement 30 000 ont pu être récupérés. "À la suite du naufrage, le 4 novembre 1993, l'Organisation maritime internationale (OMI) publia la résolution : A.772(18) ayant pour titre Fatigue Factors in Manning and Safety. Il faudra attendre 1995 pour que la convention STCW 1995 mentionne que la période minimum de repos est de 10 heures par tranches de 24 heures (modulables). Par la suite, l'Organisation internationale du travail (OIT) conjointement à l'OMI, publièrent un guide pour le développement de la gestion du travail à bord (IMO/ILO Guidelines on Seafarers' Hours of Work or Rest). Après cette catastrophe, tous les navires entrant dans les eaux territoriales américaines à partir de 1990 devaient posséder une double coque. En 1992, l'OMI imposa progressivement la double coque (trois autres solutions furent rejetées : pont intermédiaire, 3E européen et mid deck Japonais) à tous les navires transportant du pétrole brut."

5 janvier 1993 : Le pétrolier Braer s’échoue au sud des îles Shetland, en écosse. 84 500 tonnes de pétrole brut sera déversé dans la mer du Nord et de 1 700 tonnes de fioul lourd de propulsion. Du fait de la tempête l’hydrocarbure atteint le sommet des hautes falaises littorales et recouvre les habitations et le bétail.

12 décembre 1999 : Un vieux pétrolier rouillé l'Erika en provenance de Dunkerque et à destination de l'Italie, est pris dans une tempête. Ce navire affrété par la société Total Fina voit sa coque se déchirer, se brise en deux et perd ses 20 000 tonnes de fioul lourd polluant 400 km de littoral. 11 200 tonnes de fuel lourd sont récupérées lors des opérations de pompage de l'épave.

La marée noire liée au naufrage de l'Erika du large des côtes françaises conduit à la disparition de 115 000 à 300 000 oiseaux, 61 espèces différentes ont été touchées, principalement des "Macreuses noires, des Eiders à duvet, des Plongeons imbrins, des Grèbes à cou noir et bien d'autres [...]" selon Gilles Bentz, président de la Ligue de Protection des Oiseaux de l’Île-Grande. « Le golfe de Gascogne est une importante zone d’hivernage pour les oiseaux marins (guillemots de troïl, pingouins torda, fous de Bassan...) du nord de l’Europe. Fin décembre est la période où les effectifs sont les plus nombreux » , « Après avoir piégé les oiseaux du large (fulmar boréal, mouette tridactyle, macareux moine), le pétrole a atteint les oiseaux proche du littoral (macreuse noire, eider à duvet, grèbe huppé), puis les oiseaux de la côte (bernache cravant, bécasseau sanderling et même 3 martins pêcheurs « (source : lpo).

Au delà des 74 000 oiseaux morts comptabilisés, « Le nombre réel d’oiseaux tués par la marée noire est certainement encore bien supérieur, car beaucoup n’ont pas atteint la côte. On peut estimer qu’il y en a eu 2 à 3 fois plus, soit environ 200 000 à 300 000 victimes. »

En 2008 « Le tribunal rend son jugement de premier instance. La société pétrolière Total SA est condamnée tout comme la RINA, à 375 000 euros d'amende, sanction maximale pour "pollution maritime". L’armateur et le gestionnaire se voient condamnés chacun à une amende de 75.000 €. Le tribunal ordonne également le paiement de 192 millions d'euros de réparations civiles. L'Etat obtient 154 millions d'euros.

Le tribunal a aussi reconnu la notion de "préjudice écologique", permettant aux associations de protection de la nature et aux collectivités locales d'obtenir réparation des dommages à l'environnement » (source lpo)

En deuxième instance, Total restera définitivement condamné, tout comme l’armateur, la société exploitante, et celle qui avait délivré un certificat de navigabilité à l’Erika.


19 novembre 2002 : Le pétrolier Prestige chargé de 63000 tonnes de fioul s'échoue au large des côtes de Galice (nord-ouest de l'Espagne), la marée noire pollua le littoral espagnol, portugais et français. En juridiction de 2ème Instance, le capitaine du navire a été condamné à deux ans de prison pour «atteinte à l’environnement par imprudence». La Cour Espagnole, plus haute juridiction du pays, a également mis en cause «la responsabilité civile directe» de l’assureur britannique The London P &I Club et le propriétaire du pétrolier, Mare Shipping Inc. Tous devront en outre s’acquitter d’une amende.

« Suite aux sinistres de l’Erika et du Prestige, un troisième instrument a été adopté en 2003 : le Protocole à la Convention de 1992 portant création du Fonds (Protocole portant création du Fonds complémentaire). Il couvre les indemnités dépassant les montants prévus par la Convention de 1992 portant création du Fonds en cas de dommages par pollution survenus dans les États parties au Protocole. » https://www.iopcfunds.org/fr/a-propos-des-fipol/


20 avril 2010 : explosion, puis incendie de la plate-forme pétrolière Deepwater-Horizon qui coule deux jours après l’explosion dans le golf du Mexique, à 80 kilomètres de la Louisiane. 11 personnes sont tuées. La plateforme appartenant à TransOcean Ltd était exploitée par la compagnie B.P. British Petroleum. C'est la plus grave marée noire de l'histoire. La pollution engendrée affecte encore l’écosystème menaçant plus de 400 espèces de mammifères dont des baleines, des dauphins, des lamantins et de nombreux oiseaux et la santé des habitants.

"Un flot continu de brut s'échappe à 1 500 mètres de profondeur, le bloc obturateur qui devait fermer automatiquement la tête de puits n'ayant pas fonctionné.. B.P. annonce un débit de fuite journalier de 160 tonnes, chiffre qui suscite un vif débat et qui sera à plusieurs reprises revu à la hausse et estimé en une fourchette de 6 000 à 8 000 tonnes à la fin du mois de juin par un comité d'experts indépendants." (Source encyclopédie Universalis).

« BP a finalement été contrainte, fin 2015, de verser des indemnités records de près de 21 milliards de dollars pour dédommager les victimes et nettoyer les 2 000 kilomètres de côtes souillés dans cinq États (Alabama, Floride, Louisiane, Mississippi et Texas)(…) Chaque semaine, les infrastructures pétrolières continuent d’être à l’origine de fuites, d’incendies mortels, de collisions, de nappes de pétrole et autres déboires, sans parler des marées noires permanentes dans le nord de la Russie ou le Delta du Niger… » (Greenpeace)

A la suite de cette catastrophe et pour dénoncer la recherche de pétrole en Artique "Au cours de leurs opérations de sensibilisation, sept militants de l’association de protection de l’environnement Greenpeace ont été arrêtés pour violation de propriété, pour avoir inscrit, à l’aide du pétrole issu de la marée noire (liée à l'explosion de la plateforme Deepwater), le message « Et maintenant l’Arctique ? » sur la coque d’un des navires d’exploitation de la compagnie Shell."(Source : Greenpeace)

7 octobre 2018 : mer méditerranée : un navire vient s'encastrer dans un autre navire (l'Ulisse et le CSL Virginia) qui était amarré ("garé") au milieu de la mer. La pollution va des côtes de la Corse au sud de la France. 

Sources et Pour en savoir plus :

*OMI Organisation Maritime Internationale créée en 1948 par les Nations Unies «En tant qu'institution spécialisée des Nations Unies, l'OMI est l'autorité mondiale chargée d'établir des normes pour la sécurité, la sûreté et la performance environnementale des transports maritimes internationaux»

https://www.universalis.fr/encyclopedie/marees-noires/#i_31121

France 3 Bretagne naufrage du Torrey Canyon : : https://www.youtube.com/watch?v=7N_rbqD3xoo

FIPOL https://www.iopcfunds.org/fr/a-propos-des-fipol/

INA Torney Canyon http://www.ina.fr/video/CPD14002687

INA Erika https://fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu01834/le-naufrage-du-petrolier-erika.html

https://www.lpo.fr/catastrophes-et-marees-noires/1999-lerika

https://www.actu-environnement.com/ae/news/Erika_fin_proces_appel_paris_8884.php4

http://www.netmarine.net/g/bat/abeillef/erika.htm

http://maplanete.blogs.sudouest.fr/maree-noire/

http://www.imo.org/fr/OurWork/Legal/Pages/Default.aspx

https://www.courrierinternational.com/article/2010/07/22/quarante-ans-apres-le-torrey-canyon-pollue-toujours

https://www.lemonde.fr/planete/video/2018/03/15/l-amoco-cadiz-une-maree-noire-qui-a-tout-change_5271663_3244.html

https://www.nouvelobs.com/planete/20080313.OBS4890/amoco-cadiz-une-premiere-judiciaire-aux-usa.html

https://www.universalis.fr/encyclopedie/maree-noire-du-braer/

https://www.sudouest.fr/2014/12/12/en-images-il-y-a-15-ans-le-naufrage-du-petrolier-erika-1765214-739.php

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/la-baule-44500/maree-noire-il-y-15-ans-le-petrolier-erika-provoquait-la-catastrophe-3041948

https://www.lemonde.fr/planete/article/2016/01/26/quatorze-ans-apres-la-maree-noire-du-prestige-l-espagne-prononce-trois-condamnations_4854124_3244.html

https://www.universalis.fr/encyclopedie/maree-noire-dans-le-golfe-du-mexique/

https://www.greenpeace.fr/maree-noire-dans-le-golfe-du-mexique-point-detape-sur-la-mobilisation/

https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/07/02/maree-noire-de-2010-la-justice-americaine-et-bp-trouvent-un-accord-a-18-7-milliards-de-dollars_4667922_3222.html

https://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/plateforme-petroliere-retour-sur-les-causes-de-l-explosion_6284

Livre : Comment la mondialisation a tué l’écologie, Aurélien Bernier, Fayard, 2012

Les pesticides de synthèse et l'agriculture intensive
Les pesticides de synthèses ou produits phytosanitaires de synthèse sont issus de la chimie et sont utilisés en agriculture, dans les jardins privés et les collectivités territoriales pour tuer des insectes (insecticides), des herbes (herbicides), ou des champignons (fongicides).

Se « sont des produits toxiques pour leur cible et ils présentent également un risque toxique pour certains organismes qu’ils ne ciblent pas. Les effets, même de faibles quantités de ces toxiques, en mélange et/ou sur de longues périodes peuvent poser aussi de graves problèmes sanitaires : troubles neurologiques ou du comportement (Parkinson, Alzheimer, autisme...), du développement, certains cancers, troubles de la fertilité ou de la reproduction... De nombreuses études scientifiques en attestent aujourd’hui » affirme l'association Générations futures.
"Depuis les années 1980, les enquêtes épidémiologiques s’appuyant en particulier sur les observations réalisées dans des cohortes de sujets exposés professionnellement ont évoqué l’implication de pesticides dans plusieurs pathologies, en particulier des pathologies cancéreuses, des maladies neurologiques et des troubles de la reproduction" INSERM
« les dénégations des lobbies sont désormais, en 2007, un pur déni de la réalité …
Des centaines d'études publiées dans les revues scientifiques les plus prestigieuses montrent sans contestation possible que les pesticides, même à des doses infinitésimales, sont de graves poisons qui provoquent de nombreux cancers, bouleversent les systèmes immunitaire et endocrinien, limitent la fertilité, augmentent le risque de malformations intra-utérines » livre, F. Veillerette, Nicolino Pesticides, Révélations sur un scandale français, Juin 2007, édition Fayard
De plus, les autorisations de commercialisation sont données pour une molécule de pesticide sans considérer le mélange final avec les adjuvants (produits ajouté à la molécule de base afin de permettre son utilisation/ de lui donner une forme permettant son utilisation). 
Dans leur livre Après nous le déluge ? Jean Marie Pelt et Gilles-Eric Séralini, dénoncent le fait suivant : Avant d'autoriser à la commercialisation un pesticide " On ne se demande pas (...) si le mélange agira sur les cellules humaines comme il agit sur les plantes"

En 2007, 500 molécules de pesticides sont commercialisées en France.
                200 ont été retrouvées dans les eaux  : 80 % dans les eaux de surfaces et 57% des eaux souterraines.
                 96 % des cours d'eaux et 61 % des eaux souterraines contiennent au moins 1 pesticide :
               « nous en sommes réduits à comparer des pourcentages d'empoisonnement »
livre, F. Veillerette, Nicolino Pesticides, Révélations sur un scandale français, Juin 2007, édition Fayard

Par ailleurs, l’épandage d'engrais azotés de synthèse est la cause première des émissions de protoxyde d'azote, un des gazs à effet de serre très puissant.

"En France, dans le cadre d’un programme national de biosurveillance, l’InVS a étudié l’imprégnation de la population française à certaines substances actives appartenant à trois familles d’insecticides : les organochlorés, les organophosphorés et les pyréthrinoïdes. Les mesures de concentrations sériques et urinaires (molécules mères et métabolites) indiquent que les organochlorés tels que le HCB, βHCH, αHCH (isomères du lindane), le DDT et le DDE, sont présents à l’état de traces chez la quasi-totalité des sujets de l’étude. Le γHCH ou lindane est détecté chez 7 % des individus. Les dialkylphosphates, métabolites communs à de nombreux insecticides organophosphorés, sont présents dans plus de 90 % des échantillons urinaires. Les métabolites des pyréthrinoïdes (5 métabolites mesurés) sont trouvés dans plus de 80 % des échantillons. Comme l’utilisation de la plupart des molécules d’organochlorés a pratiquement disparu en France et en Europe dans les usages agricoles et domestiques, l’imprégnation de la population générale est essentiellement d’origine alimentaire via la consommation de poissons, viandes, lait et produits laitiers par suite de la bioaccumulation de ces molécules dans les graisses animales.

En Bretagne, une région à forte activité agricole, la cohorte Pélagie a pour objectif de mesurer le niveau d’imprégnation des femmes enceintes aux pesticides et d’étudier leur impact sur le fœtus et son développement. Les pesticides recherchés sont des herbicides de la famille des triazines (atrazine, simazine…) et des insecticides organophosphorés d’usage agricole ou non agricole. Les résultats indiquent la présence de traces de ces pesticides dans la majorité des urines des femmes enceintes (44 molécules identifiées et quantifiées dans 1 à 84 % des échantillons). Les 10 molécules les plus fréquentes sont des métabolites d’insecticides organophosphorés. Des traces d’atrazine (molécule mère et métabolites) sont trouvées dans les prélèvements d’une minorité de femmes (5 %), reflétant la persistance environnementale des produits de dégradation de l’atrazine (interdite depuis 2003).

En Guadeloupe, le chlordécone, un pesticide organochloré employé pour lutter contre le charançon du bananier jusqu’en 1993, est retrouvé très fréquemment (jusqu’à 90 % des échantillons chez des hommes adultes). La pollution persistante des sols par le chlordécone est à l’origine de la contamination de nombreuses denrées alimentaires locales, animales et végétales, expliquant l’imprégnation de la population dans son ensemble. Bien que ce pesticide ne soit plus employé, les anciens travailleurs de la banane ayant été en contact professionnel avec le chlordécone, présentent de nos jours les concentrations plasmatiques les plus élevées. Cela témoigne du caractère persistant de ce pesticide dans l’organisme. Les contraintes dues aux méthodes analytiques et le choix des molécules à analyser font qu’aujourd’hui l’exposition en France à de nombreuses substances est encore inconnue.

En milieu professionnel, relativement peu d’études ont été développées pour évaluer les niveaux de contamination réels des populations lors des traitements ou après les traitements (contact avec les cultures traitées par exemple). Il s’agit pourtant d’un élément essentiel à la définition de l’exposition au cours de la vie professionnelle et à la recherche de relations dose-effet. En France, l’étude Pestexpo a produit des mesures de contamination cutanée, à partir de journées d’observation en grande culture, viticulture et maraîchage, associées à un grand nombre de caractéristiques des opérateurs, des exploitations, du matériel et de la culture traitée. Ces mesures montrent l’importance de certaines tâches, rarement prises en compte dans l’estimation de l’exposition des individus, telles que les opérations de nettoyage, les phases de ré-entrée dans les cultures en période de traitement et jusqu’à la récolte."

La consommation annuelle en France en 2004 est de 110 000 tonnes/an pour environ 20 millions d'hectares de surface agricole utile cultivée.

En 2010, la France est le premier marché européen des phytosanitaires avec un chiffre d'affaires de 1,9 milliard d'euros. Elle précède l’Allemagne (1,25 milliard), l'Italie (807 millions), la Grande-Bretagne (589 millions) et la Pologne (455 millions).


Le plan national Ecophyto dirigé par Ministère de l’agriculture depuis 2008 a pour objectif de réduire progressivement de moitié l’utilisation des pesticides à l’horizon 2025. Il fait suite au Grenelle de l’environnement.
Le bilan présenté montre qu’entre 2010 et 2015, les exploitations qui ont participé ont réduit de 18% en moyenne leur utilisation de produits phytosanitaires (mesurée par l'Indice de Fréquence de Traitement IFT), toutes filières confondues. Et ce, tout en préservant le même niveau de production et de rentabilité.

Pour plus d'information  et sources :

https://chambres-agriculture.fr/agriculteur-et-politiques/tout-savoir-sur-la-pac/fondements-de-la-pac/

http://agriculture.gouv.fr/premiere-reunion-de-la-commission-internationale-agricole-et-agroalimentaire

https://chambres-agriculture.fr/agriculteur-et-politiques/tout-savoir-sur-la-pac/historique/


pesticides :

http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/lessentiel/ar/2439/0/quantites-pesticides-vendues-france.html
Association Générations Futures défense de l’environnement et de la santé, en particulier au sujet des conséquences négatives de l'utilisation de produits phytosanitaires et d'engrais de synthèse

Rapport scientifique : Etudes sur les Pesticides, effet sur la santé, expertise collective, synthèse et recommandations, INSERM, 2012

https://www.inserm.fr/information-en-sante/expertises-collectives/pesticides-effets-sur-sante

Livres : Francois de Veillerette et Fabrice Nicolino, Pesticides, Révélations sur un scandale français, Juin 2007, édition Fayard

Jean Marie Pelt, Gilles-Eric Séralini, Après nous le déluge ?, ed. flammarion, 2008

plan ecophyto :

 http://agriculture.gouv.fr/deploiement-du-plan-ecophyto-des-resultats-encourageants

Livres : Francois de Veillerette et Fabrice Nicolino, Pesticides, Révélations sur un scandale français, Juin 2007, édition Fayard

              Jean Marie Pelt, Gilles-Eric Séralini, Après nous le déluge ?, ed. flammarion, 2008

Documentaire : Adieu Paysans, Audrey Maurion, Alain Moreau, Jean Rozat, 2014, Production Program 33 (historique synthétique de la paysannerie en France depuis plus d'un siècle ce documentaire n'est pas engagé ) 

mepris social a l'encontre du monde agricole 

Face au mépris social à l'encontre des agriculteurs et agricultrices, éleveurs et éleveuses, aux pressions exercées sur les prix de ventes du fait de la mondialisation et de l'oppression de la grande distribution, le monde agricole est en souffrance :

"L'année 2016 vient de s'achever en emportant avec elle un triste et lourd record : le nombre de suicide chez les agriculteurs a été multiplié par trois. Un agriculteur s'est suicidé tous les deux jours, un taux supérieur de 20 % au reste de la population." (Source : question au Sénat n°24706)

« Les plus touchés, mais pas exclusivement, sont les petits exploitants (moins de 50 ha), les hommes, de 45 à 65 ans, qui travaillent seuls (...), et ceux qui n’ont qu’une seule activité de production », détaille Véronique Maeght-Lenormand, médecin conseiller technique national » (source : journal Ouest France, article du 22 novembre 2018)

L'Etat tente d'éviter le suicide par la mise en place d'un numéro d'aide Agri'écoute : ne restez pas seul.e face à vos difficultés 24h/24h appel anonyme prix d'un appel local : 09 69 39 29 19 . 

Cependant ce numéro ne répond pas aux problématiques de fond auquel est confronté le monde agricole : l'absence de reconnaissance, de respect pour un travail pourtant essentiel à toute société saine. L'absence de valorisation financière/monétaire qui en découle. L'exemple des productions vendues à pertes (c’est-à-dire que la vente ne couvre pas les coûts de production) en est l'exemple le plus flagrant. D'un point de vue sociologique, le revenu versé à un groupe social dénote l'intérêt et la valorisation de la société pour ce groupe social et sa fonction dans la société : un joueur de foot pourra être payé des millions d'euros tandis que la majorité des agriculteurs vivront sous le seuil de pauvreté. Cela montre clairement que l'on vit dans une société totalement en décalage par rapport aux besoins primaires (manger, boire, dormir et se reposer, avoir un territoire propre personnel).


Il est nécessaire d'entendre les demandes des agriculteurs.trices dont voici une synthèse extraite du site de la confédération paysanne :

"Nous voulons une orientation des politiques agricoles qui valorise l'activité et l'emploi agricole.

Nous voulons maintenir des exploitations agricoles nombreuses et diversifiées – l'apport des paysans au dynamisme et à la gestion de nos territoires ruraux doit être reconnu.

Nous voulons permettre l'accès au foncier et aux moyens de production aux futurs paysans.

Nous voulons à tous les niveaux, dans l'ensemble des politiques publiques, faire reconnaître et valoriser des formes d'agriculture paysanne, durable, biologique.

Nous voulons une reconnaissance de la diversité des approches et des acteurs, dans tous les territoires et dans toutes les instances qui ont pour mission la représentation et l'organisation du monde agricole. C'est un principe fondamental de notre démocratie : l'Etat doit être le garant d'une gouvernance représentative de l'ensemble des paysans."

Au sujet du suicide des agriculteurs :

https://www.senat.fr/questions/base/2017/qSEQ170124706.html

https://blogs.mediapart.fr/marcellins/blog/230818/un-taux-de-suicide-eleve-chez-les-agriculteurs-francais

https://cpa.ca/docs/File/Publications/FactSheets/La_psychologie_peut_vous_aider-Le_suicide.pdf

Pression de la grande distribution, pauvreté, partage inégal des revenus : 

 "En 2003, le taux de pauvreté des agriculteurs est nettement supérieur à la moyenne" https://www.insee.fr/fr/statistiques/1372292?sommaire=1372309&q=agriculteur

Indice des prix dans la grande distribution - Base 2015 - Ensemble des ménages - France métropolitaine - Grande distribution - Produits alimentaires (hors produits frais) : 

https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/001768744#Graphique

EXEMPLES DE Scandales sanitaires reconnus PAR LES AUTORITES  AYANT Toujours UN IMPACT SUR L'ENVIRONNEMENT

Scandale de la "vache folle"

 Afin de réduire les coûts de production, une partie de l'industrie de la viande décide en Grande Bretagne d'abaisser la température de cuisson des farines animales ( les farines animales sont des restes d'animaux morts). Ces farines ont été donnée comme alimentation aux bovins ( animaux pourtant herbivores ) .

La réduction de la cuisson de ses farines ont été à l'origine de l'épidémie d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) infection dégénérative du système nerveux central des bovins, cette maladie se transmet à l'homme  via l'ingestion d'un animal mort malade (La maladie de Creutzfeldt-Jakob) 

Ce scandale a commencé dans les années 1980 en Grande-Bretagne, amenant l'interdiction des farines animales, l'interdiction de l'utilisation de la moelle ( constituant des gélatines utilisées notamment dans la fabrication des bonbons) , et l'embargo  sur la viande de bœuf issue de Grande-Bretagne. 

Est-ce qu'on peut réellement affirmer que le scandale sanitaire dit  "de la vache folle" est réellement reconnu par les autorité sanitaires lorsque l'on sait que l'interdiction des farines animales a été levée en partie en 2013 pour certains animaux  : https://www.humanite.fr/alimentation-les-farines-animales-nouveau-autorisees

http://www.lefigaro.fr/sciences/2016/03/20/01008-20160320ARTFIG00053-les-farines-animales-bientot-pour-les-porcs-et-les-volailles.php
https://reporterre.net/Vache-folle-l-Union-europeenne

http://culturesciences.chimie.ens.fr/content/vache-folle-et-prions-quand-les-prot%C3%A9ines-attaquent-le-cerveau

https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/maladies-prions-maladie-creutzfeldt-jakob


LES PCB, Polychlorobiphényles ou  biphényles polychlorés : Utilisés massivement pour leurs propriétés anti-rouille, anti-feu, anti-pluie, les PCB (vendus en France par la société Rhone Poulenc sous la marque Pyralène) polluent toujours les sols et les eaux du fait de leur persistances. La grande majorité des fleuves de France font l'objet d’arrêtés interdisant la pêche de certaines espèces de poissons du fait de l'accumulation des PCB dans toute la chaine alimentaire.      D'après l'ANSES      "Depuis 2006, des restrictions de pêche et des recommandations de non consommation des espèces de poissons les plus accumulatrices de PCB (anguilles, poissons gras, espèces dites fortement bio-accumulatrices) ont ainsi été prises localement, sur la base de la réglementation en vigueur. Au niveau national, il est recommandé de limiter la consommation des espèces fortement bio-accumulatrices (anguille, barbeau, brème, carpe, silure), en particulier pour les femmes en âge de procréer auxquelles il est préconisé de l'éviter. En effet, les principaux effets critiques mis en évidence sont des effets sur le développement mental et moteur chez le jeune enfant exposé pendant la grossesse ou l'allaitement."                                 

sources :

Livre : Atlas de la France toxique, Association Robin Des Bois, éditions Arthaud, 2016

ANSES : PCB, carte d'identité : https://www.anses.fr/fr/content/pcb-carte-d%E2%80%99identit%C3%A9

ANSES : Consommation de poisson d'eau douce et imprégnation aux PCB, une étude nationale : https://www.anses.fr/fr/content/consommation-de-poisson-deau-douce-et-impr%C3%A9gnation-aux-pcb-une-%C3%A9tude-nationale

https://www.actu-environnement.com/ae/dictionnaire_environnement/definition/polychlorobiphenyle_pcb.php4

https://www.sudouest.fr/2010/04/29/ni-anguilles-ni-gattes-pour-les-pecheurs-78797-3.php


Le CHLORDECONE

" Le chlordécone est la matière active d’un pesticide organochloré autorisé entre 1972 et 1993 aux Antilles françaises pour lutter contre le charançon du bananier. Ses quatre principales caractéristiques, ont été mises en évidence par l’étude TiMoun : il est cancérogène, perturbateur endocrinien, neurotoxique, et spermatotoxique. Sa rémanence sur les sols riches en matières organiques, d’après l’Inra Guadeloupe, serait de l’ordre de cinq ou six siècles, si aucune dépollution spécifique n’est mise en œuvre. La puissante résistance à la dégradation du chlordécone est encore sans solutions.(..)

Le chlordécone a été autorisé aux Antilles, malgré les mises en garde de scientifiques et malgré l’interdiction d’usage des organochlorés dans l’agriculture française.(..)

Les travaux des sociologues Matthieu Fintz et Pierre-Benoît Joly ont démontré que le gouvernement avait été informé par les experts de l’écotoxicité et de la bioaccumulation du chlordécone. Malgré d’importants rapports intervenus dans les décennies 1970 et 1980, ce n’est qu’en 1990 que la décision de l’interdire a été prise, assortie d’un délai supplémentaire de trois ans pour écoulement des stocks…"

Aujourd'hui (2018) en Guadeloupe du fait de la persistance de la pollution liée du chlordecone la pêche est totalement interdite sur un secteur maritime de 37km2 et partiellement interdite 159km2 de littoral (jusqu'à une quarantaine d'espèces de poissons et crustacés contaminés).

La carte de contamination des sols est accessible sur le site KARUGEO : www.karugeo.fr

Source :

https://www.ldh-france.org/chlordecone-en-guadeloupe-pollutioncontamination-globale-lenvironnement-population/

http://daaf.guadeloupe.agriculture.gouv.fr/Chlordecone

LES ORGANISMES GÉNÉTIQUEMENT MODIFIES (O.G.M)
Les Organismes Génétiquement Modifiés sont des êtres vivants : plantes, animaux, champignons, micro-organismes, dont le génome a été artificiellement manipulé en laboratoire afin de leurs conférer une caractéristique qui n’aurait jamais existé naturellement.
Une plante transgénique est une plante (les plus connus : maïs, coton, colza, soja) dont le génome a été manipulé par transgenèse afin de permettre la tolérance à un herbicide : le glyphosate (au départ de la marque RoundUp).
Le glyphosate est prévu pour détruire toutes les autres plantes en dehors de la plante transgénique qui tolère l'herbicide. Les insectes sont aussi tués. Du fait de la disparition des insectes et des pollens ou par empoisonnement le reste de l'écosystème est impacté.  Les plantes transgéniques peuvent aussi être prévues pour la production d'un ou plusieurs pesticides. Dans le cas de la production d'un ou plusieurs pesticides, ces plantes produisent de l’insecticide en continu jusque dans leurs racines.
Pour exemple : un maïsGM « Smartstax » fabrique 6 insecticides et tolèrent 2 herbicides.


     En France, les OGM sont interdits
 à la production et à l'importation pour l’alimentation humaine.

Dans le monde :
2,3 % des surfaces cultivées dans le monde sont destinées aux OGM
Les plus gros producteurs sont aux Etats-Unis, Argentine, Brésil, et Canada.
99% des cultures OGM sont destinés à nourrir les animaux ou des moteurs (agrocarburants).
En Europe :


Les OGM posent différents problèmes :


- santé :
¤ Leurs innocuités n'est pas sérieusement prouvés, quels risques ? Le principe de précaution doit s'appliquer. Par ailleurs, des expériences ont prouvé la dangerosité des plantes transgéniques testées (étude pilotée par le professeur Séralini)
¤ Les quantités de pesticides utilisées ont augmenté avec le développement des cultures transgéniques avec les conséquences que cela induit sur l’environnement et la santé.


- éthique :
¤ Manipulation du vivant ;
¤  Insertion de cellules animales dans des cellules végétales contre nature ;
¤   L' industrie biotechnologique recherche le monopole du « marché de l'agriculture mondiale » ( en 2011 le chiffre d'affaire du premier   fabriquant et vendeur d’OGM l’entreprise américaine Monsanto s'élève à 11,8 milliards de dollars, près de la moitié de son chiffre d'affaire est liée à la vente de RoundUp) ;
¤ La dépendance de l’exploitation agricole à l’entreprise d’agrochimie car obligation d'utiliser un herbicide spécifique  par exemple pour les plantes tolérantes à l’herbicide « Round Up » commercialisé par Monsanto depuis 1974, impossibilité de réutiliser les graines génétiquement modifiées qui sont brevetés ;
¤  Le coût élevé du grain, le prix du soja transgénique tolérant l'herbicide a augmenté de plus de 230% entre 2000 et 2010 (Cf.livre de J. Testart, A qui profitent les OGM ? )

remarque : La firme Monsanto a été racheté par la firme Bayer en 2018.

- conséquence sur l’environnement :
¤ La dissémination accidentelle : "Les exemples de contamination provenant des OGM se comptent par centaines. À titre d’exemple, Greenpeace informe que le Japon a importé des graines de canola du Canada, afin de fabriquer de l’huile, des engrais et de la nourriture pour animaux. En 2005, des chercheurs japonais ont découvert des pousses de canola OGM autour des ports où arrivent ces graines importées par bateau...". Ces disséminations "présentent un risque de dommages irréversibles pour la biodiversité et les écosystèmes." (Greenpeace/GeneWatchUK)
¤ Le Haut Conseil des Biotechnologies a noté le coût induit par la coexistence des cultures génétiquement modifiées et non génétiquement modifiées « et s'interroge sur la pérennité de la stratégie agricole qui utilise des plantes génétiquement modifiée tolérantes aux herbicides, laquelle induit des résistances chez « les mauvaises herbes » » voir le site : http://www.ogm.gouv.fr/


- autres :
¤ certaines expériences montrent clairement que cette technologie n'est pas maîtrisée
(vachesGM dont on espérait enlever le lactose du lait et qui arrivent sans queue, saumonsGM dont on espère accélérer la croissance et qui arrivent à plusieurs têtes, MaïsGM « GA21 » dont 5 gênes et une séquence d'ADN d'un organite de cellule végétale se sont introduits accidentellement, cf. livre : A qui profitent les OGM ? )
¤ mauvais rendement ou qualité du produit final qui a conduit à son abandon dans certains pays (coton au Burkina Fasso, Roumanie..)
¤ En avril 2008, le rapport final de l’évaluation Internationale des Sciences et des Technologies au Service du Développement (IAASTD), l’équivalent du GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat), a d’ailleurs formellement conclu que les OGM n’étaient pas une solution pour faire face aux enjeux de la sécurité alimentaire.


Pour conclure, selon Jacques Testart, chercheur à l'INSERM  « la balance bénéfice/risque leur est clairement défavorable ».
Pour l'association de protection de l'environnement Greenpeace "L'utilisation des organismes génétiquement modifiés (OGM) représente une menace environnementale, sociale, économique, éthique et sanitaire."

sources :

Livre : J. Testart, A qui profitent les OGM ? CNRS Editions, 2012

Documentaire :

Le monde selon Monsanto, De la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien, M. Robin

Sites internet :

http://www.greenpeace.org/canada/fr/campagnes/ogm/Ressources1/Faitssaillants/10-idees-recues-sur-les-OGM/

https://www.greenpeace.fr/quest-quun-ogm-2/

LA CONDITION DE VIE ANIMALE ELEVAGE HORS SOL

Les animaux ne sont pas considérés à leur juste valeur par les humains. Les humains se croient supérieurs aux animaux, s'appuyant sur leurs croyances et le déni de leur violence ils s'autorisent les pires atrocités à leurs  encontre, ils banalisent la barbarie et en font une norme : des animaux entassés sur du béton, dans des cages où ils ne peuvent même pas se retourner, sans aucune lumière, sans accès à l'extérieur, les ailes et le bec coupés pour éviter que la volaille ne s'entretue ou ne s'échappe..

Des associations animalistes s'insurgent contre cet état de fait et proposent des alternatives permettant de retrouver le respect, l'harmonie entre les animaux, les humains et la nature.

Des associations comme L214 ont décidé d'informer le public en révélant des images prises dans des fermes-usines et des abattoirs afin de montrer la réalité de l'horreur vécue par les animaux. 

C'est grâce à leurs actions de sensibilisation que de nombreuses enseignes de la grande distribution ont accepté de retirer de leur supermarché les œufs de poules issues des ferme-usines.  

Alors que toutes leurs actions sont pacifistes et pour le bien commun ils sont injustement et régulièrement condamnés  : "Le tribunal correctionnel de Versailles a condamné, lundi 9 octobre 2017, deux militants de l’association de défense des animaux L214 à une amende de 6 000 euros, dont 5 000 avec sursis, pour « violation de domicile ». En décembre, ils avaient caché des caméras dans un abattoir des Yvelines, filmant notamment l’étourdissement des porcs."  (Source Le monde 09 octobre 2017). 

 On peut constater à ce verdict, un manque de transparence  et un tabou social, sur les conditions de vie et de mort des animaux en fermes usines et à l'abattoir. 


Sur le même thème : 

Documentaire : "Entrée du personnel" de Manuela Fresil avec Florence Muller, Emilie de Preissac, 2011, au sujet des conditions de travail à l'usine bouchère et la condition animale. 

La solution aux pesticides de synthèse et aux OGM :

L'agroécologie, l'agriculture biologique, l'agriculture paysanne

Extrait du site de l'Agence bio, agence de promotion et développement de l'agriculture biologique. Si vous êtes intéressé par la reconversion de l'agriculture dite "conventionnelle" (avec pesticide) à l'agriculture biologique, vous pouvez vous adresser à l'agence bio qui vous orientera si nécessaire. 

L’agriculture biologique est un mode de production et de transformation respectueux de l’environnement, du bien-être animal et de la biodiversité.

C’est une agriculture qui respecte les grands équilibres naturels, la diversité des espèces végétales et animales, en s’interdisant l’emploi de produits chimiques de synthèse et d'OGM.

Pour la culture bio, le maintien ou l’augmentation de la fertilité du sol est une priorité.
Cet objectif est atteint grâce à :
- des rotations de cultures appropriées permettant au sol de se régénérer,
- la culture d’engrais verts et de légumineuses,
- le recyclage et le compostage des matières organiques,
- le recours à des engrais et amendements d'origine naturelle.

L’élevage biologique est fondé sur le respect du bien-être animal. Les animaux disposent obligatoirement d’un accès au plein air et d’espace. Ils sont nourris avec des aliments bio principalement issus de la ferme et sont soignés en priorité avec des médecines douces. Les étables doivent être aménagées pour favoriser le bien-être animal (hygiène, aération, lumière…).

Pour la transformation des produits les méthodes biologiques, mécaniques et physiques sont privilégiées (ex : farine sur meule, huile de pression à froid…).

Les produits bio sont contrôlés à tous les stades.
Aux contrôles effectués sur l’ensemble des produits alimentaires s’ajoutent des contrôles spécifiques à la Bio, réalisés par un organisme indépendant agréé par les pouvoirs publics. Le logo bio européen et le logo AB garantissent que le produit respecte les règles minimales de l'agriculture biologique.


La réglementation en agriculture biologique interdit :
- L’usage de produits chimiques pesticides et engrais de synthèses sont interdits
-  Les OGM et assimilés sont interdits
- Les exhausteurs de goût, colorants, arômes chimiques de synthèses sont interdits
- L’enrichissement en vitamines, minéraux, antioxydants sont interdits (sauf pot bébé, cf. législation)
- Les traitements ionisants c'est-à-dire la pasteurisation à froid sont interdits
- Le gavage des oies sont interdits
- L’enfermement d’animaux dans des usines sont interdits (les normes minimales : 6m2 par vache laitière et un accès au pâturage obligatoire, 6 poules maximum par m² et un accès obligatoire à l’extérieur)
- les mutilations entraînant chez les animaux des états de stress, de malaise, de maladie ou de souffrance sont interdits ( les animaux à cornes peuvent ou non les garder)
-la culture hors-sol hydroponique est interdite (les plantes doivent être essentiellement nourries par l’écosystème du sol).
- Les traitements hormonaux, le clonage et le transfert d’embryon sont interdits


L’utilisation d’additifs et d’antibiotique est très fortement limitée. Ne sont autorisés en bio que ceux dont l’usage est indispensable.

47 additifs sont utilisés en bio sur les 300 autorisés dans l’agro-industrie.
Certains labels apportent des exigences  encore plus strictes vis à vis du bien-être animal et du respect de l'environnement (Nature et Progrès, Demeter).

"Il est possible de conduire des systèmes agricoles autonomes ayant très peu recours aux intrants et préservant la biodiversité, tout en maintenant une rentabilité économique élevée". 

source :

http://maplanete.blogs.sudouest.fr/archive/2015/01/30/pesticides-le-nouveau-plan-anti-phyto-de-stephane-le-foll-1032017.html
https://reseau-formabio.educagri.fr/wakka.php?wiki=PagePrincipale

www.agencebio.org


L'agroécologie est une agriculture biologique respectueuse des équilibres biologiques de l'écosystème dans laquelle elle s'intègre, elle privilégie le choix des cultures en fonction du milieu, favorise les haies, utilise les ressources locales, optimise la production en limitant les besoins en intrants, favorise la diversité des cultures. Elle prévoit le recyclage naturel des matières biologique. L’agroécologie dont le concept et les pratiques sont reprises par la FAO* se veut donc une des réponses à la crise socio-écologique planétaires en privilégiant les équilibres fondamentaux des écosystèmes afin de préserver l’avenir des générations futures.  FAO* : Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (connue sous les sigles ONUAA ou, plus couramment, FAO soit en anglais Food and Agriculture Organization of the United Nations).

Chaque année le festival Alimenterre , festival de films qui a lieu entre le 15 octobre et le 30 novembre est organisé par les associations membres du réseau Alimenterre afin de promouvoir une agriculture familiale, paysanne et durable. 

sources :

Documentaire et livre : Les moissons du futurs, Comment l'agroécologie peut nourrir le monde ?, 2014, Marie Monique de Robin.

Petit vocabulaire de l'agroécologie, Auteurs : Richard Maire, Jean-Marc Quitté, 2012

web : http://www.alimenterre.org/ressource/lagriculture-familiale-paysanne-et-durable-peut-nourrir-monde



L'agriculture paysanne est une agriculture locale, historique, souvent familiale. L'agriculture paysanne promeut le respect des terres et du bétail. Elle est essentielle à l'autonomie alimentaire et au lien social. Voici un extrait de la charte de l'agriculture paysanne  "Dix principes constituent le cadre de l’Agriculture Paysanne (...)  Ce sont les repères politiques fondamentaux qui doivent orienter les décisions politiques ainsi que les pratiques sur le terrain. Pour le paysan, ils sont la boussole qui le guide dans sa pratique quotidienne de l’agriculture, afin que celle-ci réponde effectivement à l’intérêt général de la société.

Principe n°1 : répartir les volumes de production afin de permettre au plus grand nombre d’accéder au métier et d’en vivre

Principe n°2 : être solidaire des paysans des autres régions d’Europe et du monde

Principe n°3 : respecter la nature

Principe n°4 : valoriser les ressources abondantes et économiser les ressources rares

Principe n°5 : rechercher la transparence dans les actes d’achat, de production, de transformation et de vente des produits agricoles


Principe n°6 : assurer la bonne qualité gustative et sanitaire des produits


Principe n°7 : viser le maximum d’autonomie dans le fonctionnement des exploitations

Principe n°8 : rechercher les partenariats avec d’autres acteurs du monde rural

Principe n°9 : maintenir la biodiversité des populations animales élevées et des variétés végétales cultivées

Principe n°10 : raisonner toujours à long terme et de manière globale"


http://www.agriculturepaysanne.org/la-charte-de-l-agriculture-paysanne

appellation d'origine controlee (a.O.c.)

appellation d'origine protegee (a.o.p.)

Selon l'Institut National de l'Origine et de la  qualité (INAO), l'appellation d’origine contrôlée ou protégée est une dénomination qui identifie un produit originaire d’un lieu déterminé, d’une région ou, dans des cas exceptionnels, d’un pays, dont : 

1. la  qualité ou les caractéristiques sont dues essentiellement ou exclusivement au milieu géographique comprenant les facteurs naturels et humains et,

2. dont toutes les étapes de la production ont lieu dans l'aire géographique délimitée.

C’est la notion de terroir qui fonde le concept des Appellations d’origine. 

Appellation d'origine contrôlée ou protégée signifie la même chose ( contrôlée pour la France et Protégée pour la communauté européenne).


Exemple LA LENTILLE VERTE DU PUY 

https://www.inao.gouv.fr/show_texte/360

Extrait du Décret du 23 septembre 1999 relatif à l'appellation d'origine contrôlée "Lentille verte du Puy" : 

Art. 4. - Conduite de la culture.

Semis : les semis doivent être réalisés dans la période comprise entre le 15 février et le 31 mai de chaque année.

Rotation des cultures : entre deux semis de lentilles sur une même parcelle, une année minimum de culture intercalaire doit être pratiquée.

Fertilisation : aucun apport d'éléments fertilisants majeurs (azote, phosphore, potasse) ne doit être pratiqué au cours de l'année de culture des lentilles.

Irrigation : l'irrigation de la culture de lentilles est strictement interdite.

Défanage : à l'exception des produits homologués pour la culture de lentilles, l'utilisation de produits défanants ou de désherbant total est strictement interdite sur la lentille, à tout moment de son cycle végétatif.


Exemple fromage Roquefort AOP extraits du cahier des charges de l'appellation d'origine « Roquefort »

Remarque : La filière Roquefort représente 7000 emplois locaux autour de son aire de production en 2015.  

Cahier des charges de l’AOP « Roquefort » homologué par l’arrêté du 12 septembre 2017

fichier complet formati adobe reader : 

https://info.agriculture.gouv.fr/gedei/site/bo-agri/document_administratif-95e2de1b-420c-40c5-8fcd-3e1e0df9d711/telechargement


Le Roquefort AOP ne peut provenir que d'une aire géographique déterminée : Il s’agit d’une grande partie du département de l’Aveyron et d’une partie des départements limitrophes Aude, Lozère, Gard, Hérault et Tarn.

Spécificité de l’aire géographique

Facteurs naturels

L’aire géographique correspond à la moyenne montagne du Sud du Massif Central, ainsi qu’aux zones de piémont et aux bassins intra-montagnards. Le climat, marqué par une altitude supérieure à 400 m, se situe à la confluence des influences méditerranéenne et atlantique. Cela se traduit par des hivers longs, qui limitent le démarrage de la végétation au printemps, et par la sécheresse estivale, souvent aggravée par une faible réserve en eau des sols. Du fait de substrats géologiques issus de l’orogénèse hercynienne (l’orogénèse hercynienne : formation des montagnes, par extension ou compression des plaques tectoniques lors de l'ère primaire) ou des dépôts de calcaire du secondaire et de l’érosion, la topographie est souvent accidentée et les sols chargés en cailloux. L’aire géographique inclut des zones pastorales, avec des parcours, et des zones herbagères. Les sols aptes aux cultures, peu nombreux, sont utilisés pour les prairies temporaires et les céréales d’ autoconsommation.

Les caves d'affinage de « Roquefort », situées sous le site même du village de Roquefort-sur- Soulzon, sont entièrement creusées dans des éboulis au pied des falaises calcaires du Combalou qui, au cours des siècles, ont été le siège de fractures et d'effondrement. Par les fissures de ces éboulis, véritables cheminées naturelles appelées « fleurines », arrive un courant d'air frais et humide, plus ou moins violent. En effet, les fleurines fonctionnent, suivant les variations de la température extérieure et de la pression atmosphérique, comme un immense générateur d’air humide et froid : L’air qui entre dans le sol est refroidi par les parois fraîches des falaises orientées au nord-est ; il descend vers la base de l’éboulis et s’humidifie au contact de la nappe aquifère (aquifère = phréatique) souterraine. Ainsi, les fleurines créent, équilibrent et entretiennent un micro-climat naturel particulier dans les caves, dans lequel s’est développé le Penicillium roqueforti.

Facteurs humains

Le système d’élevage sur l’aire géographique est caractéristique du « Roquefort ». Il est basé sur l’exploitation des brebis de race Lacaune et l’utilisation de ressources fourragères proches de l’exploitation, excluant les systèmes transhumants. La brebis Lacaune est particulièrement bien adaptée à son environnement. Sa toison laineuse concentrée sur la partie dorsale lui assure une protection contre les rayons du soleil durant la période estivale tout en lui permettant de supporter la chaleur. Ses sabots sont adaptés aux sols caillouteux. Lors de la saison de pâturage, elle tire ainsi le meilleur parti de la végétation de l’aire géographique aux qualités nutritives souvent faibles. Le travail de sélection génétique engagé dans l’aire géographique depuis des décennies fait aujourd’hui de la Lacaune une brebis aux qualités laitières reconnues. Les brebis sont élevées traditionnellement avec une alimentation utilisant les parcours et les prairies temporaires et permanentes de l’aire géographique, pour le pâturage et la constitution des stocks fourragers. Les achats d’aliments extérieurs à l’exploitation sont limités.

La fabrication du « Roquefort » met en œuvre des savoir-faire spécifiques. Elle s’effectue avec du lait cru et entier. Les poudres et cultures de Penicillium roqueforti destinées à l'ensemencement de la pâte du fromage sont préparées à partir de souches traditionnelles existant dans le microclimat des caves naturelles de la commune de Roquefort-sur-Soulzon. L’égouttage est réalisé sans pressage. Un piquage est réalisé, de façon à aérer la pâte du fromage. Le fromage de « Roquefort » est ensuite affiné dans les caves situées dans la zone des éboulis de la montagne du Combalou, parcourues naturellement par les courants d’air frais et humide, pendant la durée nécessaire au bon développement du Penicillium roqueforti. Puis il est plié sous emballage protecteur pour ralentir la croissance du Penicillium roqueforti et poursuit son évolution au cours d’une maturation lente.

Spécificité du produit

Le « Roquefort » est un fromage à pâte persillée, fabriqué exclusivement avec du lait de brebis cru et entier, affiné et maturé au moins quatre-vingt-dix jours à compter de son jour de fabrication.


Lien causal entre l’aire géographique et la qualité ou les caractéristiques du produit

Le lait utilisé doit provenir provient de troupeaux laitiers composés de brebis appartenant à la race Lacaune.

Les brebis doivent être sont élevées traditionnellement avec une alimentation à base d'herbe, de fourrage et de céréales provenant au moins aux trois quarts, évalué en matière sèche et par an, de l'aire géographique de production.

Les fourrages secs ou fermentés proviennent essentiellement de l'exploitation.

L'élevage en stabulation permanente exclusive de même que l'élevage « hors sol » sont interdits.

En période de disponibilité d'herbe, dès que les conditions climatiques le permettent, le pâturage est obligatoire et quotidien.

Sont interdits :

- toutes additions d'urée dans les aliments,

- tous les ensilages de maïs doux,

- tous les ensilages ou fourrages enrubannés vieux de plus d'un an,

- tous les sous-produits de l'industrie, conservés par voie humide.


Sont interdits, au niveau de l'alimentation du troupeau ovins laits (brebis et agnelles) sur toute l'année :

- tous les produits d'origine animale, à l'exception du lait d'allaitement et des

lactoremplaceurs pour les agnelles de renouvellement,

- tous les additifs des catégories antibiotiques et facteurs de croissance,

- tous les pré-mélanges médicamenteux à base d'anti-bactériens par voie orale, sauf

dans le cas du traitement thérapeutique des agnelles de renouvellement lors de leur

sevrage,

- tous les aliments complétés en matières grasses ayant subi un traitement en vue de

les protéger d'une dégradation dans le rumen.

L’aménagement des bergeries prévoit une surface minimale (couloirs inclus) soit de 1,5 mcarré par brebis avec son agneau, soit de 1,2 mcarré par brebis seule.

Le lait de brebis ne peut être livré par les producteurs aux laiteries ateliers de fabrication moins de vingt jours après l'agnelage et ; il doit être est non écrémé, non acide et provenir provient de deux traites complètes par jour.

Le fromage est affiné et maturé pendant une période minimale de quatre-vingt-dix jours à compter de son jour de fabrication.

Au cours de cette période, il est procédé à un affinage, suivi d'une maturation à température dirigée. L'affinage est réalisé dans les caves situées dans la zone des éboulis de la montagne du Combalou (commune de Roquefort-sur-Soulzon), délimitée par le jugement du Tribunal de Grande Instance de Millau du 12 juillet 1961, parcourues naturellement par les courants d'air frais et humide provenant des failles calcaires, dites « fleurines » de cette montagne.

Le fromage est exposé à nu dans lesdites caves pendant la durée nécessaire au bon développement du Penicillium roqueforti. Cette durée ne peut en aucun cas être inférieure à deux semaines.

Une maturation lente sous emballage protecteur se poursuit dans ces caves ou dans des salles à température dirigée où les fromages sont entreposés.

La température de la phase de maturation du fromage ne peut être inférieure à - 5° C.


sources :

http://www.soyez-roquefort.fr/wp-content/uploads/2015/07/livret-enseignants.pdf

https://www.inao.gouv.fr/



NANOPARTICULES, NANOTECHNOLOGIES, NANOSCIENCES
NANO : échelle de mesure 10-9, soit un milliard en dessous d’un mètre. C'est l'échelle de l’atome.

La taille des nanoparticules est si petite qu’elles peuvent traverser la membrane cellulaire, et être stockées dans les organes et les cellules. 
« En 2006 plus de 200 produits contenant des nanoparticules sont disponibles dans le monde : certains sont destinés à l’ingestion et d’autres à être appliqués sur la peau. 
Outre vêtements et cosmétiques, on trouve des articles de sport (raquettes de tennis, clubs de golf ou nattes de base-ball), des produits électroniques et informatiques (aspirateur anti-allergène, téléphone mobile antibactérien, des produits d’entretien et de jardin, des produits contraceptifs et des produits d’alimentation (dont de nombreux compléments alimentaires). 
Pour autant, les risques éventuels tant pour l’environnement que pour la santé sont loin d’être bien connus. » source Centre National Recherche Scientifique 
Les nanoparticules peuvent être le dioxyde de titane, dioxyde de silice, les nanotubes de carbone, le nanoargent....
Voici quelques exemples d'utilisations des nanoparticules en cosmétique : crème solaire et maquillage aux nanoparticules de dioxyde de titane ou d’oxyde de zinc, Crème anti-rides nanoparticules de fullerènes, Fonds de teint nanoparticules de dioxyde de silicium et de dioxyde de zinc, Dentifrices nanoparticules de fluorure de calcium....


Mme B.Bensaude-Vincent professeur de philosophie des sciences à l'Université Paris X avance lors d’un comité d’éthique que les nanosciences posent plus de questions qu'elles n'en résolvent (cf. Documentaire Le silence des nanos, Julien Colin)

Budget public de recherche sur les nanosciences pour la France en 2003 : 594,5 € millions d’euros € )
Budget public de recherche sur les nanosciences pour les autres pays du monde (2003) entre 16 millions et 1 milliard d’euros ou de dollars pour le japon. La moyenne est de 100 millions ( d'euros ou de dollars) par an.
(source : rapport pour le Sénat « Nanosciences et progrès médical », Sénat n° 293 (2003-2004)

Dangers des nano-particules pour l'Humanité et l'environnement (extrait des publications de la veille citoyenne sur les nanos)  :

Plusieurs études ont démontré la toxicité de certaines nanoparticules sur des êtres vivants :
- le dioxyde de titane E171 :  l’ANSES et différentes études montre que l’E171 pourrait favoriser des problèmes immunitaires voire certaines cancers colorectoraux… En 2019 grâce aux actions des associations de protection de l'environnement  notamment le gouvernement  annonce l'interdiction du dioxyde de titane dans l'alimentation. 
- Silice, E551, dioxyde de silicium : dysfonctionnement de la division cellulaire et perturbations du trafic cellulaires, effet indésirable sur le foie, génotoxique (autorisation en cours de révision)
- Argent E174et autres E présent dans des emballages et contenants alimentaires antibactériens : Altèrent les cellules du foie, les cellules épithéliales, perturbation de la flore intestinale, altération permanente du génome pouvant amener à des cancers.
colorant alimentaire
- CeO2 : dioxyde de Cerium : altération du métabolisme


Dangers pour l’environnement :
- Les usines de traitement de l’eau ne sont pas équipées pour filtrer les nanoparticules.
- Les nanotube de carbone ont un effet négatif sur la croissance et la viabilité des micro-organismes, ils réduisent la viabilité cellulaire et la quantité de chlorophylle des végétaux, Réduisent la fertilité des petits crustacés, augmentent le taux de malformations, les retards voire la mort des embryons de poisson zèbre. Réduit la mobilité et augmentation du taux de mortalité de drosophile. Réduit le taux de reproduction de vers de terre. Par pollution de l’eau dans les zones touristiques (crème solaires…) pourrait augmenter le taux de peroxyde d’hydrogène contenu dans l’eau c’est une molécule toxique pour le phytoplancton ( alimentation de base des animaux marins)
- Dioxyde de titane et nanoargent ont effets néfastes sur des plantes et des micro organismes


Sources : 

Centre National de Recherche Scientifique http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosnano/decouv/03/03_1/00_1.htm

RAPPORT pour le Sénat « Nanosciences et progrès médical », Sénat n° 293 (2003-2004) de Messieurs LORRAIN et RAOUL, fait au nom de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, déposé le 6 mai 2004 
https://www.senat.fr/rap/r03-293/r03-293_mono.html

veille-nanos : veille citoyenne sur les nanos

Documentaire : Le silence des nanos, Julien Colin, 2005 http://www.lesilencedesnanos.com/ : les problématiques soulevées par ce documentaire sont toujours d'actualité...


SOLUTIONS AUX NANOS :

Réorienter la recherche sur les nanosciences uniquement pour l'usage médical ("recoudre" un nerf par exemple) .
En effet,  "Le discours ambiant présente un paradoxe, qui pose un problème éthique : on parle de développement révolutionnaire des nanosciences pour le traitement de toute une série de maladies aujourd’hui incurables ou difficiles à traiter... mais pour le moment, ce sont surtout des peintures, des capteurs d’air bag, des revêtements de route, des têtes d’imprimantes à jet d’encre, des
cosmétiques… qui sont mis sur le marché par des fabricants. Les techniciens et les chercheurs
commencent seulement à évaluer la possibilité et l’efficacité de traitements anti-cancéreux, de lutte
contre le vieillissement, de traitement de la sclérose en plaque, d’économie d’énergie…. Le
discours peut apparaître ainsi d’autant plus déconnecté de la réalité que les réalisations actuelles ont
encore des applications médicales réduites, même si leur développement rapide est à prévoir, tout
en présentant éventuellement des risques inconnus pour la santé" : Extrait de l'avis numéro 96 du Comité Consultatif National d’Ethique pour les Sciences de la Vie et de la Santé : Questions éthiques posées par les nanosciences, les nanotechnologies et la santé

Accepter le moratoire contre les nanos particules sollicité par les citoyen.nes et politiques écologistes

Pour plus d'informations : 

"Stop aux nanos", campagne de l'association écologiste Agir pour l'environnement :  https://stop-nano.agirpourlenvironnement.org/

http://jose-bove.eu/alimentation-chassez-les

http://www.ccne-ethique.fr/sites/default/files/publications/avis096.pdf


L'eau 

La continuité écologique des cours d'eau

La protection des berges et du littoral (à faire)

La continuité écologique des cours d'eau se définit par « la libre circulation des organismes vivants et leur accès aux zones indispensables à leur reproduction, leur croissance, leur alimentation ou leur abri, le bon déroulement du transport naturel des sédiments ainsi que le bon fonctionnement des réservoirs biologiques »
Les connexions latérales : bras mort, bocages ou zones d’expansion des crues et verticales : nappes phréatiques doivent aussi être préservées (se sont des lieux de reproduction et de repos).
La fragmentation des cours d’eau par les barrages, seuils et endiguements, a des conséquences lourdes sur la morphologie des rivières, leur hydrologie, leur qualité chimique et la survie des espèces.
En France, plus de 60 000 obstacles (barrages et seuils de moulins) sont recensés à ce jour, 90 % sont sans usage économique avéré et moins de 4 % sont équipés d’un franchissement piscicole.

Erik Orsenna dans son livre "Petit précis de mondialisation, L'avenir de l'eau" s'interroge  entre-autres sur la nécessité des barrages. Il rappel qu'ils sont 45000 dans le monde dont 22000 en Chine. Il décrit ainsi les tords qui sont faits par ces barrages.

" Les organisations non gouvernementales les détestent. Elles leur reprochent :

1." De détruire l'environnement :

Ils ennoient de très vastes terrains, souvent riches de belles biodiversités,

Ils bouleversent les régimes hydrologiques en aval,

Ils assèchent des zones humides,

Menacent les poissons migrateurs,

L'eau qu'ils retiennent s'évapore,se dégrade et finit par dégager du méthane du fait de la biomasse qu'elle garde prisonnière ;

2. De meurtrir les populations : pour les construire, des milliers de personnes doivent chaque fois, être déplacées (1,5 million pour seul Trois Gorges), la plupart du temps sans réelle compensation ni aide véritable pour se réinstaller, et sans respect pour le patrimoine noyé, les habitats, les lieux de cultes, les tombes des ancêtres...

La stagnation des eaux donne naissance à de graves maladies : bilharziose, paludisme.

Quand ils s'effondrent, les morts se comptent par milliers : 15000 en Inde lorsqu'en 1979, le barrage Morvi se rompt. Les secousses sismiques ajoutent du noir au tableau (....)

3. De ruiner les finances publiques par des investissements démesurés qui engendrent des prévisions déraisonnables : les ingénieurs voient toujours trop grand ; dans le même temps ; ils sous-estiment souvent la violence des crues."

www.erik-orsenna.com/blog


https://www.eea.europa.eu/fr/signaux/signaux-2018/articles/la-vie-sous-l2019eau-est

http://www.assemblee-nationale.fr/15/rap-info/i1101.asp : RAPPORT D’INFORMATION DÉPOSÉ PAR LA MISSION D’INFORMATION sur la ressource en eau AU NOM DE LA COMMISSION DU DÉVELOPPEMENT DURABLE ET DE L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE

http://protecterre.info/GEMAPI.htm

https://www.eaurmc.fr/fileadmin/documentation/guides_acteurs_eau/hydromorphologie/2016-Livret-Gemapi-Grands_principes__Tome_1.pdf

https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/20170227_La%20GEMAPI_vdif.pdf

https://www.fne.asso.fr/eau/idees-recues-sur-la-continuita-a-cologique.pdf

https://www.eea.europa.eu/fr/signaux/signaux-2018/articles/gros-plan-un-ocean-de-plastique

LE HARCÈLEMENT DES GROUPES DE PRESSION DES INDUSTRIELS (LE LOBiHigne) ET ENFANTS DU MARKETING 

Le harcèlement des groupes de pressions d'industriels et autres promoteurs qu'ils soient une petites minorités d'hommes principalement milliardaires qui détiennent beaucoup trop et malgré cette injustice sociale et cette inégalité de fait (qui devrait être interdite et stoppée) peuvent poursuivent leur enrichissement. 

Le harcèlement est dans la répétition à devoir défendre constamment les même causes sans qu'il ne semble avoir été compris par les décideurs et décideuses du pourquoi protéger, défendre notre environnement.  

Pour simplifier par sensibilité et respect pour la planète Terre les écologistes sont contre : les accords de libres échanges internationaux, les pollutions inutiles, obsolescence programmée, les OGM , les nanoparticules, l'agriculture intensive, la main mise d'une poignée d'agro-industriel sur l'agriculture....)

Pour exemple d'harcélèment les fromages Appellation d'Origine Protégée défendus depuis plus de vingt ans,  et dans un monde parallèle les propositions de nombreux accords de libre échanges de commerce internationaux : les plus récents étant 

Le CETA : comprehensive economic and trade agreement accord commercial Union Européenne-Canada, 

Le TAFTA : traité de libre-échange transatlantique ou TTIP entre l'union européenne et les Etats-Unis , 

l'EFTA entre l'union européenne et le Japon, 

l'APE : l'Accord de Partenariat Economique entre l'union européenne et l'Afrique 

Le but de l'article ( à finir) est de mettre en exergue le harcèlement des anti-écologistes :  au niveau des Lois (à tout les échelons), au niveau de l'utilisation de l'outil juridique pour défendre l'anti-écologisme, et d'insister sur le harcèlement dans sa répétition. 

Par ailleurs, le harcèlement prend aussi la forme de la complicité étatique et des corruptions institutionnelles :  Les écologistes qui ont été en garde à vue, inculpé.e.s, emprisonné.e.s, "mis à l'épreuve pour une durée de 2 ans", "de 5 ans" "interdit d'entrer sur la ville zZ pour une durée de 1 mois" ; pour s’être posé.e au milieu du chantier ou du futur chantier d'une autoroute, d'un golf, d'un aéroport, d'un parc d'attraction "planté" au milieu d'une forêt, sur des terres agricoles, ou bien qui ont protesté contre une déchetterie géante, un barrage gigantesque, coupable d'être entré dans a-a-a-ab-at-toir dénoncer les conditions d'élevages où "sur 750 vaches 300 boîtes à cause du béton" (livre de Christian Laborde, 2016 Les éditions du Rocher "La cause des vaches" l'auteur parle du "lait de la douleur" au sujet du lait produit par des vaches enfermées en fermes usines). 

Exemples de la complicité Etatiques anti-écologiste : 

- Près de 300 militants arrêtés à Londres à la suite de blocages écologiques : Journal Le monde du 17/04/2019 (https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/04/17/crise-climatique-pres-de-300-militants-arretes-a-londres-a-la-suite-de-blocages-ecologiques_5451389_3244.html)

- Les militant.es s'opposant au chantier de route autour de Strasbourg (Projet GCO pour Grand Contournement Ouest de Strasbourg) ont été gazé alors qu'ils tentaient d'éviter le déboisement dans la forêt du Grittwald : https://www.publicsenat.fr/article/politique/zad-strasbourg-une-eurodeputee-blessee-lors-d-une-manifestation-132999

Les boites aux lettres des militant.es, ou des politiques qui sont forcées ; les plaintes qui ne sont pas reçues dans les commissariats, les Internet qui n'ont plus de sécurité ; les clefs usb et tout support informatifs qui sont volés, le fichage des écologistes par les industriels et autres promoteurs qui est banalisé presque normal, les petits cercueils qui ont été reçu en guise de petites menaces (et se sont des histoires vraies vraiment vécues par des vraies humain.es écologistes ), petites menaces de de filouterie des années 20 ... et, En conclusion la cellule de soin psychologique qu'on devrait ouvrir pour les militant.es, ...

Le harcèlement des groupes de pressions ; conscient ou non (voir plus bas les enfants du marketing pour inconscience) ; contre ceux et celles écologistes, riverain.es, amoureux de la nature et de leur cadre de vie, conscient.es des dangers pour la Vie, avant-gardistes de la société de demain, citoyens et citoyennes qui protestent, ont protesté (et protesterons encore il faut l’espérer) pour préserver la Vie contre des projets et des intérêts financiers (parfois superflus vu les millions brassés par le groupe promoteur/etc).

Ces personnes et collectif qui ont tenté et réussi des dialogues avec les décideur.e.s, réussi ou tenté de faire contre-poids à la folie  du monde , organisé des    manifestations, des campagnes d'informations, des actions pacifistes, ... , qui subissent le harcèlement de la pensée marchande car après avoir mis beaucoup de leur énergie dans une lutte, qu'elle soit gagnée ou non, il faut recommencer.. un puits sans fond assaillant de tous les côtés... il faut être, et tout le temps partout...à veiller, informer, rappeler à l'ordre.

De manière plus agressive, les plaintes déposés contre eux par exemple pour être entré sur une propriété privée par exemple, avoir démonter la machine de traite d'une ferme usine "Le tribunal de grande instance d’Amiens a condamné ce jeudi 13 septembre 2018 au civil six militants de la Confédération paysanne à verser solidairement environ 120 000€ (cent vingt mille euros) de dommages et intérêts à l’exploitant de la ferme picarde dite des « mille vaches » "

https://reporterre.net/Six-militants-condamnes-a-verser-120-000-euros-a-la-ferme-des-mille-vaches

Les groupes de pressions officiels et légaux : entreprises de marketing publicitaires, scientifiques engagés par les firmes, avocat.es , juristes, professionnel.les consciencieux de 9h à 17h, employés par des entreprises dont l'objectif est uniquement de vendre et d'acheter.

"l’enchaînement s’impose, faisant oublier la contingence écologique qui pourrait le remettre en cause" 

extrait de l'article de V.Bruno, 2017. L’assèchement des choix. Pluralisme et écologie. La Pensée écologique : https://www.cairn.info/revue-la-pensee-ecologique-2017-1-page-j.htm.

Bruno Villalba est politiste, professeur de Science politique et membre du Centre d’Etudes et de Recherches administratives, politiques et sociales

Les enfants du marketing (à finir) : "you are a target market" : Générations entières issues du monde marchand générateur d'égocentrisme, de narcissique, d'individualiste, avec un niveau de pensée politique égal à zéro;  produit politique et social d'une société de consommation.

COMMERCE INTERNATIONAL, MONDIALISATION ET ALTERNATIVES (EQUITABLES, LOCALES)

"On pense que seul les lunatiques, les idéalistes et les révolutionnaires remettent la croissance en question, mais nous devons tous le faire. Nous avons été trahis par le mythe de la croissance. Il a échoué (d'une façon spectaculaire et selon ses propres règles) a offrir la stabilité économique et a assurer le bien-être des gens" Commission Développement soutenable en Grande Bretagne, Rapport "PROSPERITY WITHOUT GROUTH", Professeur Tim Jackson. 

http://www.sd-commission.org.uk/data/files/publications/prosperity_without_growth_report.pdf

-----------------------------------------------------------

Le commerce équitable, est une façon de réguler la mondialisation des échanges de façon a préserver la Dignité, l'Equité.

Le commerce équitable porté par Oxfam au Royaume-Uni et Artisans du Monde en France, consiste a acheter des produits agricoles ou artisanaux à un prix juste et stable. 

Le but est de construire et de stabiliser un modèle d'échanges commerciaux Nord-Sud  humain et durable, éloigné de la brutalité des lois du marché. 

Au début des années 2000 le commerce équitable représente 0,001% du commerce international (zéro virgule zéro zéro un pourcent). La charte du commerce équitable interdit l'esclavagisme, le travail des enfants, de manière globale toutes atteintes aux droits humains, elle prévoit aussi le respect du développement durable. Le développement social local est, une fois l'accord passé et l'artisant.e et les producteurs et productrices à l'abri de la nécessite, une priorité : accès aux soins, à l'école, sauvegarde d'une culture... 

Une méthode de production (artisanale et très ancienne) de sucre de canne a ainsi été sauvé aux Philippines, il s'agit du sucre Mascobado.  

"Le sucre Mascobado bio est un sucre de canne complet issu d’un processus de fabrication artisanal. Il se caractérise par sa couleur brune. La production de Mascobado est vieille d’environ 150 ans aux Philippines (...) Si cette production artisanale est tombée en désuétude avec l’émergence des usines de raffineries et l’apparition du sucre blanc (...)

"Le sucre Mascobado est intégralement produit aux Philippines, par une coopérative de 284 paysan.nes dont 170 femmes. L’objectif général de cette coopérative est de renforcer l’autonomie des organisations paysannes productrices de Mascobado sur l’île de Panay. Son histoire remonte à 1984. Elle a été créée par les producteurs eux-mêmes. Ils sont encore aujourd’hui les détenteurs des outils de production et du produit final". En 2014, le président et  co-fondateur de la coopérative a été tué par balle en plein jour et l'un des moulins de la coopérative a été incendié le même jour : "Roméo CAPALLA a consacré toute sa vie à l'amélioration des conditions de vie des populations pauvres par la promotion des activités de commerce équitable et a ainsi manifesté un véritable engagement envers sa communauté et son pays."   Roméo Capalla fait parti des nombreux militant.es assassinés chaque année dans le monde, les associations de défense de environnement ont recensé environ 465 meurtres de militant.es écologistes tout pays confondu pour l'année 2016. 

La coopérative s’engage toujours malgré cet événement avec conviction dans le commerce équitable notamment à travers des critères sociaux et environnementaux forts :

• dans chaque coopérative, le salaire des producteurs est supérieur au salaire minimum du pays et près de 2 fois plus élevé que dans l’industrie sucrière conventionnelle aux Philippines.

• le désherbage est fait naturellement et manuellement, le compost est fabriqué localement avec du fumier, des déchets de riz, des déchets de canne et une soupe micro-organique."

source : Association Artisans du monde.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

L'exemple du cacao entre la fin des années 90 et le début des années 2000 : 

"le cacao est vendu sur les marchés des matières premières et les spéculateurs se basent non seulement sur les chiffres de production et de consommation de cacao et de chocolat, mais aussi sur des considérations totalement étrangères au cacao, telles que la tendance générale des prix des matières premières, les perspectives économiques globales, ou les profits prévus dans d'autres secteurs. Sur ces marchés, les contrats de cacao changent constamment de propriétaires : l'offre totale de cacao est échangée 14 fois.  Au bout du compte,  du fait de l'histoire, des lois du marchés d'offre et la demande, de la fluctuations des prix et des spéculations, des stocks et des prévisions climatiques : 

7 pays se partagent 85% de production de cacao,

5 entreprises contrôlent 80 % du commerce de cacao,

5 sociétés assurent 70 % de la transformation du cacao ,

6 multinationales chocolatières contrôle  80% du marché du chocolat : Etats-Unis : Hershey,  Mars, Philip Morris. Union Européenne :  Nestlé (Suisse). Ferrero (Italie) .  Cadbury-Schweppes (Royaume-Unis).  

70 % des bénéfices du chocolat reviennent aux multinationales et 5 % des bénéfices reviennent aux producteurs. 

C'est face à ce constat, qu'est apparu le premier chocolat équitable. 


---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Il existe d'autres associations qui œuvrent  pour une prise en compte de tous les peuples et des violences liées au commerce international, pour exemple, Peuples Solidaires  est une association de solidarité internationale qui soutient des collectifs en lutte au Sud, informe le public, mène un travail de réflexion.

Peuples Solidaires  soutient des collectifs en lutte au Sud dans le cadre de conflits d'accès à la terre, conflits du travail...

Peuples Solidaires  organise des marches solidaires pour informer sur la souveraineté alimentaire, l'accès à la terre...

Peuples Solidaires mène un travail de réflexion sur le respect des droits des paysans, des tribus, des femmes.

Des millions d'hectares de terres sont accaparés au détriment des populations qui vivent sur place. Ces terres sont vendues ou louées à des investisseurs, très souvent pour des cultures d'exportation. Ainsi, des produits comme les agrocarburants prennent la place de cultures vivrières qui servaient à nourrir les populations. De plus, nombre de ces projets sont mis en œuvre sans consultation ni indemnisation dignes de ce nom.

"Landfor, pour la terre" est une campagne internationale de soutien aux communautés menacées par les accaparements de terres.

Les demandes de l'association Peuples Solidaires :

1. L'arrêt des accaparements de terres

2. La consultation des population sur les projets d'investissement ;

3. La mise en place de régulations contraignantes.

Site internet de l'association : http://www.peuples-solidaires.org/http://www.peuples-solidaires.org/


Comprendre l'ampleur du phénomène d'accaparement des terres sur Radio RFI Afrique :        https://savoirs.rfi.fr/fr/comprendre-enrichir/economie/lagriculture-industrielle-et-laccaparement-des-terres-en-afrique 

https://savoirs.rfi.fr/fr/comprendre-enrichir/economie/accaparement-des-terres-en-afrique

Le débat institutionnel "mondial" sur le climat depuis le sommet de la terre à Rio jusqu'à la cop22

La Conférence de juin 1992 à Rio de Janeiro avait marqué le début d’un vaste programme mondial de lutte contre les changements climatiques, l’érosion de la biodiversité, la désertification et l’élimination des produits toxiques dangereux. En 2012, la Conférence dite « Rio +20 » dont les thèmes dominants étaient l’économie verte et la réforme des institutions internationales en charge du développement durable, s’est clos sur un texte qui est une réaffirmation de bonnes intentions. En décembre 2015, la France a présidé la Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques de 2015 (COP21) qui s’est conclue par l’adoption de l’accord de Paris visant à contenir la hausse des températures mondiales. L’accord est entré en vigueur le 4 novembre 2016.

3-14 juin 1992

Sommet de la terre à Rio de Janeiro (Brésil). Signature par 154 pays de la Convention sur la diversité biologique et adoption de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) : son objectif est de stabiliser les concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre en prenant en compte la responsabilité différenciée des pays industrialisés et des pays en développement.

1994

5 février - Publication au JO no 32 de la loi no 94-106 du 5 février 1994 autorisant la ratification de la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques, adoptée le 9 mai 1992 et signée par la France le 13 juin 1992. Après sa ratification par 50 Etats, la convention est entrée en vigueur le 21 mars 1994.

12 avril 1995

Communication en Conseil des ministres sur la Conférence de Berlin relative à l’exécution de la convention internationale sur les changements climatiques, conclue en 1992. Les participants s’entendent notamment sur l’ouverture de nouvelles négociations en vue d’adopter, en 1997, de nouveaux engagements valables pour après l’an 2000.

23-27 juin 1997

Sommet de la terre à New York. La session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies (dite "Rio +5") fait le point sur les engagements pris à Rio cinq ans auparavant et constate le désaccord entre l’Union européenne et les Etats-Unis sur la réduction des gaz à effet de serre.

Octobre 1997

Le 16, à Luxembourg, les ministres de l’Environnement de l’UE appellent leurs partenaires de la Convention sur le changement climatique à faire des propositions ambitieuses sur la réduction des gaz à effet de serre, avant la Conférence internationale prévue en décembre à Kyoto (Japon). Le 22, Bill Clinton, président américain, présente les propositions américaines en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, notamment l’objectif de stabiliser, autour de 2010, les émissions à leur niveau de 1990, ainsi que l’instauration d’un marché international de "droits à polluer".

1 – 12 décembre 1997

Conférence de l’ONU sur le climat à Kyoto (Japon), réunissant 159 pays. Accord sur un protocole prévoyant une réduction moyenne de 5,2% des émissions de gaz à effet de serre dans les pays industrialisés d’ici à 2012 (-8% pour les pays de l’UE, -7% pour les États-Unis et -6% pour le Japon) ; exemption de tout engagement pour les pays en développement ; les conditions d’introduction des permis négociés et les modalités de création d’un "mécanisme de développement propre" entre les pays du Nord et du Sud sont renvoyées à la prochaine conférence climatique prévue en novembre 1998 à Buenos-Aires (Argentine).

19 janvier - 4 février 2000

A l’issue d’une commission interministérielle, présentation à la presse par Lionel Jospin, Premier ministre, d’un programme national de lutte contre l’effet de serre comprenant 96 mesures, dont l’instauration d’une fiscalité écologique dissuasive, la relance des aides publiques aux économies d’énergie et au développement des énergies renouvelables, le développement des transports en commun, la recherche d’un accord européen pour limiter la vitesse des véhicules légers et organiser un marché d’échange de permis de polluer destiné à se fondre après 2008 dans un dispositif mondial. Le texte définitif du programme est adopté le 4 février.

8 mars 2000

La Commission européenne publie un "Livre vert" présentant un projet de "système d’échange de droits d’émission.

13-25 novembre 2000

Conférence de l’ONU sur le changement climatique, à La Haye (Pays-Bas), consacrée à la définition des modalités d’application du protocole de Kyoto de 1997. Les négociateurs des 182 pays représentés échouent à trouver un accord. Dans une déclaration du 20 novembre, Jacques Chirac, président de la République, exhorte les Etats-Unis à tenir leurs engagements dans la lutte contre le réchauffement de la planète et propose un "partenariat nord-sud pour le développement durable" ; le 25, échec de la conférence. Les Etats-Unis imputent l’échec aux divisions internes de l’UE ; John Prescott, vice-Premier ministre britannique, met en cause la compétence de Dominique Voynet, ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, qui a négocié au nom de l’UE.

19 février 2001

Promulgation de la loi n° 2001-153 tendant à conférer à la lutte contre l’effet de serre et à la prévention des risques liés au réchauffement climatique la qualité de priorité nationale et portant création d’un Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique.

14 – 16 juin 2001

Sommet UE -Etats-Unis à Göteborg (Suède). Dans une déclaration finale, les Etats-Unis et les pays de l’UE s’accordent sur la nécessité de lancer rapidement un nouveau cycle de négociations commerciales dans le cadre de l’OMC, prennent acte de leur désaccord sur le protocole de Kyoto de 1997, mais souhaitent poursuivre le dialogue sur le réchauffement climatique.

18 décembre 2001

Dans le cadre du protocole de Kyoto de 1997, le gouvernement français lance une concertation avec les entreprises en vue de leur permettre de prendre des engagements volontaires de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre.

31 mai 2002

L’Union européenne et ses 15 Etats membres ratifient le protocole de Kyoto.

26 août - 4 septembre 2002

4è sommet de la terre, dénommé "Sommet mondial pour le développement durable", à Johannesburg. Le 2, discours de Jacques Chirac, président de la République qui commence par "Notre maison brûle et nous regardons ailleurs".

23 octobre-1er novembre 2002

Conférence de l’ONU sur les changements climatiques à New Delhi (Inde). La déclaration finale de la conférence, qui réunit 185 pays, réitère la nécessité de ratifier le protocole de Kyoto sur la limitation des émissions de CO2, mais, sous la pression des Etats-Unis et des pays du Sud, ne prévoit pas d’élargissement des engagements de Kyoto aux pays en développement après 2012.

9 décembre 2002

Les ministres de l’Environnement de l’UE, réunis à Bruxelles, se prononcent à l’unanimité en faveur de la mise en place par l’Union européenne du premier système d’échange de droits d’émission de gaz carbonique.

2 juillet 2003

Le Parlement européen approuve l’instauration, le 1er janvier 2005, d’un marché européen des droits d’émission de gaz carbonique (CO2), qui vise à faciliter le respect par l’Union européenne (UE) du protocole de Kyoto de 1997.

10 – 11 décembre 2003

Réunion à Milan (Italie) de la Conférence de l’ONU sur les changements climatiques. Les participants réaffirment leur attachement au protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

22 juillet 2004

Présentation du Plan climat 2004 par Serge Lepeltier, ministre de l’Écologie et du Développement durable : lancement d’une campagne d’information de 3 millions d’euros par an dès 2004 et au minimum sur 3 ans, conduite par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie ; généralisation des étiquettes " énergie ", qui équipent déjà l’électroménager, aux véhicules, logements et appareils de climatisation ; formation des conducteurs à la " conduite souple " et intégration d’un chapitre "conduite et effet de serre " dans le permis de conduire ; augmentation de 15 % à 25 % du crédit d’impôt dont bénéficient les particuliers pour l’achat d’équipements économes, voire de 40 % pour les équipements utilisant les énergies renouvelables ; établissement d’un diagnostic de performance énergétique avant toute vente (juillet 2006) et avant toute location (juillet 2007) ; mise en oeuvre d’une réglementation thermique pour les rénovations, et pas seulement pour les constructions neuves ; création de certificats d’économie d’énergie, attribués aux entreprises et collectivités qui réalisent des économies d’énergie.

13 octobre 2004

Présentation en Conseil des ministres du projet de loi ratifiant l’ordonnance du 15 avril 2004 portant création d’un système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre.

6 – 20 décembre 2004

Du 6 au 17, réunion, à Buenos Aires (Argentine) de la Conférence de l’ONU sur le climat. Aucun engagement n’est pris sur l’ouverture de nouvelles négociations à l’expiration du protocole de Kyoto en 2012. Américains et Européens parviennent toutefois à un compromis final sur l’échange d’informations concernant les politiques adoptées pour mettre en oeuvre les engagements actuels, soit la Convention sur les changements climatiques de 1992 dont les États-Unis sont partie, et le protocole de Kyoto de 1997 qu’ils ont refusé de ratifier. Le 20, la Commission européenne donne son accord au nouveau Plan national d’allocation de quotas de CO2 présenté par la France, qui élargit, conformément aux injonctions de Bruxelles, le nombre d’usines et d’établissements devant réduire leurs émissions de gaz à effet de serre à partir de 2005.

16 février 2005

Entrée en vigueur du protocole de Kyoto. Signé en 1997, ce protocole vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés durant la période 2008-2012 en deçà des niveaux de 1990. Ainsi, 36 pays industrialisés, à l’exception des États-Unis et de l’Australie qui comptent pour plus d’un tiers des gaz à effet de serre du monde industrialisé mais n’ont pas ratifié le protocole, seront dans l’obligation de réduire de 5,2% en moyenne leurs émissions de CO2 et de cinq autres gaz réchauffant l’atmosphère. Les 107 pays en développement qui ont ratifié le protocole auront de simples obligations d’inventaire d’émissions polluantes. Le 15, à la veille de l’entrée en vigueur du protocole de Kyoto, Jacques Chirac confirme l’engagement de la France à aller plus loin en proposant de diviser par quatre les émissions de CO2 d’ici à 2050 pour lutter contre le réchauffement de la planète.

7 mars 2005

Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, installe le Conseil national du développement durable (CNDD), créé en 2003 et renouvelé en 2005, à qui il demande de réfléchir aux moyens de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050.

27 juillet 2005

Promulgation d’un arrêté qui prévoit d’ici 2010 la diminution de 40 % des émissions d’oxydes d’azote et de 50 % des émissions de dioxyde de soufre des raffineries de pétrole, avec des limitations beaucoup plus strictes pour les émissions de poussières.

28 novembre -10 décembre 2005

Du 28 novembre au 9 décembre, réunion à Montréal de la conférence de l’ONU sur le climat regroupant les pays parties à la Convention de Rio de 1992 (dont les États-Unis) et les pays adhérents au protocole de Kyoto de 1997 pour assurer un avenir au-delà de 2012 à la lutte contre le changement climatique. Le 9, les États-Unis approuvent le plan canadien prévoyant que les 189 pays parties à la convention de 1992 s’engagent dans un dialogue sans calendrier contraignant sur le réchauffement de la planète. Le 9, après s’être opposée à l’adoption du texte concernant le prolongement de l’accord de Kyoto après l’échéance de 2012, au motif qu’il n’engage pas les pays en développement mais les seuls pays industrialisés, la Russie se rend aux arguments de la présidence canadienne. Le 10, un accord est conclu.

10 janvier 2007

La Commission européenne présente une série de propositions fixant des objectifs ambitieux de réduction des gaz à effet de serre : réduction des émissions des pays développés de 30 % (par rapport à leur niveau de 1990) d’ici à 2020. Elle devrait par ailleurs prendre dès à présent l’engagement ferme et indépendant de réduire ses émissions internes d’au moins 20% d’ici à 2020.

3 février 2007

Réunis le 3 février à Paris à l’initiative du président français Jacques Chirac, 46 pays appellent à la création d’une Organisation des Nations unies pour l’environnement, projet contesté notamment par les États-Unis et les grands pays émergents.

8-9 mars 2007

Le Conseil européen valide les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) présentés par la Commission le 10 janvier 2007. Dans le cadre d’un plan d’action sur la politique énergétique pour la période 2007-2009, il soutient par ailleurs les objectifs suivants : augmenter l’efficacité énergétique afin d’économiser 20 % de la consommation énergétique de l’UE par rapport aux projections pour l’année 2020, porter à 20 % la part d’énergies renouvelables dans la consommation énergétique totale de l’UE d’ici 2020, porter à 10 % minimum la part de biocarburants dans la consommation totale des véhicules d’ici 2020.

Avril 2007

Le 6 avril, dans une synthèse destinée aux dirigeants de la planète, le GIEC dresse un constat alarmant des conséquences du réchauffement climatique : le réchauffement déjà en cours frappera prioritairement les pays les plus pauvres et, au-delà de 2 à 3 degrés de hausse par rapport à 1990, il aura des « impacts négatifs sur toutes les régions du monde », notamment une extinction irréversible de 20 à 30% des espèces végétales et animales. Le 17 avril, à l’initiative de la Grande-Bretagne, le Conseil de sécurité de l’ONU débat du changement climatique mais plusieurs pays, dont les États-Unis, la Russie et la Chine, estiment que le dossier examiné ne relève pas des prérogatives de l’institution.

Mai 2007

Création du Forum des économies majeures sur le changement climatique Le président américain, G. W. Bush, lance le FEM (Forum des économies majeures sur le climat ), dans le but de concurrencer les négociations menées sous l’égide des Nations unies. Celui-ci rassemble les principaux pays pollueurs de la planète : l’Afrique du Sud, l’Allemagne, l’Australie, le Brésil, le Canada, la Chine, la Corée du Sud, la France, l’Inde, l’Indonésie, l’Italie, le Japon, le Mexique, la Russie, le Royaume-Uni, l’Union européenne et les Nations unies.

Juillet-octobre 2007

Destiné à refonder la politique de l’écologie en France, le Grenelle de l’environnement s’échelonne sur 4 mois. Les six groupes de travail (dont l’un a pour thème la lutte contre les changements climatiques et la maîtrise de la demande d’énergie) constitués au mois de juillet sont chargés d’élaborer les propositions qui seront soumises à une consultation publique durant le mois d’octobre, afin d’aboutir à la présentation d’un plan d’action de 15 à 20 mesures.

22 septembre 2007

Signature de l’accord de Montréal sur l’élimination de substances chimiques HCFC (hydrochlorofluorocarbones) appauvrissant la couche d’ozone par 190 pays plus l’Union européenne.

23-25 septembre 2007

Voyage à New York (États-Unis) de Nicolas Sarkozy, président de la République, à l’occasion de l’ouverture du débat général de la 62è session de l’Assemblée générale de l’ONU. Le 24, lors d’une réunion des chefs d’État sur les changements climatiques, il estime que « l’objectif de 50% de réduction des émissions des gaz à effet de serre d’ici à 2050 est une absolue priorité pour éviter une catastrophe mondiale ». Le 25, devant l’Assemblée générale de l’ONU, il appelle notamment à la « fondation d’un nouvel ordre mondial pour le XXIe siècle » et à un « new deal écologique et économique ».

26 septembre 2007

Nomination en Conseil des ministres de Brice Lalonde, ancien ministre de l’environnement et président d’honneur de Génération Écologie, comme ambassadeur chargé des négociations climatiques.

3 – 18 décembre 2007

Conférence de l’Onu sur le changement climatique à Bali (Indonésie). Le 11, l’ONU annonce le lancement d’un fonds dit « d’adaptation », destiné à aider les pays en développement à faire face aux conséquences du réchauffement climatique. Le 15, les 187 pays participants se mettent d’accord pour définir un cadre de travail, un calendrier et une date butoir pour un nouveau cycle de négociations mais sans avoir fixé d’objectifs chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le 18, la France salue l’adoption « d’une feuille de route » qui doit aboutir d’ici fin 2009 à un accord global sur le régime de lutte contre le changement climatique pour l’après 2012.

23 janvier 2008

La Commission européenne présente le Paquet "climat énergie", propositions d’actions pour la réalisation des objectifs fixés par le Conseil européen des 8 et 9 mars 2008. Le paquet "énergie climat" est constitué d’un ensemble de quatre textes :

une proposition de directive visant à améliorer et à étendre le système communautaire d’échange de quotas d’émission (l’ETS),

une proposition de décision imposant des réductions d’émission de GES aux secteurs économiques qui ne sont pas couverts par l’ETS,

une proposition de directive relative à la promotion des énergies renouvelables,

une proposition de directive précisant le cadre juridique dans lequel le captage et le stockage du carbone pourraient être développés.

31 mars-4 avril 2008

Ouverture de nouvelles négociations internationales sur le changement climatique à Bangkok (Thaïlande) dans le cadre de la Convention cadre de l’ONU sur les changements climatiques (CNUCC) qui devraient aboutir, lors de la conférence de Copenhague fixée à décembre 2009, à un accord mondial de réduction des émissions polluantes.

1-13 décembre 2008

Réunion, à Poznan (Pologne), de la conférence de l’ONU sur les changements climatiques. Un accord est trouvé in extremis, à l’issue de deux semaines de négociations difficiles, sur la "feuille de route" qui doit aboutir en 2009, à Copenhague, à un nouveau traité. Celui-ci prendra la suite du Protocole de Kyoto sur la réduction des émissions des gaz à effet de serre, qui vient à échéance en 2012. Si les Parties reconnaissent que "des réductions sévères des émissions mondiales devront être conduites", elles ne reprennent pas l’objectif de réduction de 25% à 40% des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020 par les pays industrialisés, proposé par l’Union européenne, et rejeté par le gouvernement américain.

12 décembre 2008

Adoption du "paquet énergie climat" par le Conseil européen : il s’agit d’un plan de lutte contre le réchauffement climatique pour la période 2013-2020 : diminution de 20% des émissions de gaz à effet de serre (GES), augmentation à 20% de la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique totale de l’UE et amélioration de 20% de l’efficacité énergétique de l’Union européenne. Le Parlement européen vote le plan de réduction de 20 % des émissions de gaz à effet de serre.

27 décembre 2008

Promulgation de la loi de finances pour 2009 qui met en place une "fiscalité verte" : crédits d’impôt sur intérêts d’emprunt et emprunts à taux zéro en cas d’achat de logement respectant la norme "bâtiment basse consommation", extension de la taxe sur les activités polluantes (décharges, incinérateurs, émission de poussières, etc.), généralisation de la taxe kilométrique sur les poids lourds ("écotaxe"), assouplissement du calcul du bonus-malus automobile pour les familles nombreuses (abattement de 20g de C02/km par enfant, à partir du troisième, sur les taux d’émissions normalement appliqués pour le calcul du malus).

1er-12 juin 2009

Deuxième session de négociations du futur accord sur le changement climatique, à Bonn (Allemagne). Les délégués de 183 pays font le constat de leurs nombreux désaccords en entamant la lecture du premier texte de négociations qui leur est soumis. Le clivage se creuse entre les pays industrialisés et les pays émergents soutenus par les pays en développement : tant que les pays industrialisés n’auront pas adopté les réductions d’émissions –moins 40% en 2020 par rapport à 1990- préconisées par le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), le Brésil, la Chine, l’Inde et l’Afrique du Sud ne souscriront pas au futur traité et refuseront des objectifs domestiques de baisses de leurs propres émissions.

22-23 juin 2009

Réunion du Forum des économies majeures sur l’énergie et le climat (FEM) à Jiutepec (Mexique). Après une session à Washington les 27 et 28 avril 2009, puis à Paris les 25 et 26 mai, le Forum des économies majeures tient son troisième round sur la préparation de la conférence de Copenhague en décembre 2009. La proposition mexicaine d’instaurer un "Fonds vert" alimenté par une contribution des pays les plus riches afin de financer les programmes de lutte contre le réchauffement climatique en fonction des besoins des Etats est débattue. Le FEM a été relancé en mars 2009 par le président américain Barack Obama, qui a déclaré son pays prêt à mener la lutte contre le changement climatique.

Juillet - septembre 2009

Juillet - Remise du rapport de la conférence des experts et de la table ronde sur la contribution Climat et Energie, présidée par Michel Rocard. L’instauration d’une contribution "climat énergie" (CCE), communément appelée taxe carbone ou contribution carbone, compte parmi les mesures envisagées pour "encourager les comportements sobres" en carbone et en énergie et ainsi lutter contre le réchauffement climatique.

Loi du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement (JO du 5) - énumération de mesures de mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement dont certaines concernent le changement climatique.

22 septembre 2009

Sommet sur la lutte contre le changement climatique, à New York (Etats-Unis). A l’initiative du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, une centaine de chefs d’État se rencontrent pour tenter de trouver un compromis dans les négociations internationales sur le changement climatique dans l’impasse depuis plusieurs mois. 42 petites îles de la planète réunies au sein de l’Alliance des petits Etats insulaires (AOSIS), tirent la sonnette d’alarme sur le risque de montée des océans qui menacerait l’existence de plusieurs d’entre elles. Du 28 septembre au 8 octobre, les négociations reprennent à Bangkok, avec l’avant-dernière réunion préparatoire à la conférence de Copenhague regroupant 1 500 délégués de 180 pays.

Novembre 2009

Jean-Louis Borloo, ministre de l’Energie et du Développement durable, en charge des négociations sur le climat, présente un plan baptisé "Justice -climat" : il s’agit de mobiliser les pays industrialisés pour qu’ils aident les pays les plus vulnérables au dérèglement climatique à financer le développement d’énergies renouvelables.

7 – 18 décembre 2009

Conférence de l’ONU sur le changement climatique à Copenhague (Danemark) avec l’objectif de trouver un accord global sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre pour l’après 2012, date d’expiration du protocole de Kyoto.

L’Accord signé lors de la Conférence affirme la nécessité de limiter le réchauffement planétaire à 2°C par rapport à l’ère préindustrielle. Juridiquement non contraignant, l’accord signé ne comporte que des engagements volontaires d’actions et de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

30 décembre 2009

Promulgation de la loi de finances pour 2010. L’ensemble des dispositions concernant la mise en place d’une "taxe carbone" prévues par le texte initial ont été censurées par le Conseil constitutionnel, au motif que par leur importance, les régimes d’exemption institués par la loi étaient contraires à l’objectif de lutte contre le réchauffement climatique et créaient une rupture caractérisée de l’égalité devant les charges publiques".

Novembre 2010

Un rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) conclut à l’insuffisance des engagements de réduction des émissions pour atteindre l’objectif des 2°C.

Décembre 2010

Signature des Accords de Cancun à l’occasion de la 16ème Conférence sur le changement climatique, réunie à Cancun (Mexique). Ces accords confirment les engagements unilatéraux adoptés à la conférence de Copenhague de 2009, et ne prévoient pas de solution pour prolonger le protocole de Kyoto au delà de 2012. Cette mission est confiée au sommet de Durban, fin 2011.

28 novembre - 9 décembre 2011

17ème Conférence des Parties à la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique, Durban (Afrique du Sud). Avec l’Accord signé lors de la Conférence, tous les grands pays émetteurs de gaz à effet de serre acceptent de s’inscrire dans un accord international de réduction des émissions de gaz à effet de serre, qui devra être adopté en 2015, pour une entrée en vigueur à partir de 2020.

20-22 juin 2012

Conférence des Nations-Unies sur le développement durable (« Rio+20 »), à Rio de Janeiro (Brésil). Les représentants de 193 pays réunis adoptent une déclaration finale « l’avenir que nous voulons » prévoyant le lancement d’un processus devant conduire à l’établissement d’Objectifs du développement durable (ODD) , la création d’un forum de haut niveau chargé de veiller au suivi du développement durable ainsi que la mise en place d’un registre des engagements volontaires et le renforcement de la gouvernance environnementale internationale.

26 novembre – 3 décembre 2012

Conférence internationale sur le climat à Doha. L’Union Européenne, l’Australie et une centaine de pays s’engagent à poursuivre leurs efforts en matière de réduction des gaz à effet de serre d’ici à 2020, précisent leurs engagements financiers décidés à Durban et adoptent une feuille de route pour baliser les négociations jusqu’en 2015.

Juillet 2014

Présentation en Conseil des ministres par Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, d’un projet de loi de programmation sur la transition énergétique. Il prévoit une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40% à l’horizon 2030 (75% d’ici 2050).

23 septembre 2014

Sommet climatique de l’ONU à New York à l’initiative du secrétaire général, avec pour objectif de mobiliser les chefs d’Etat et de gouvernement et les acteurs de la société civile sur cette question.

Octobre 2014

Publication du 5ème rapport d’évaluation du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) selon lequel les changements climatiques pourraient avoir des incidences irréversibles et dangereuses, mais des options restent possibles pour en limiter les effets.

23-24 Octobre 2014

Adoption par le Conseil de l’Union européenne du Paquet énergie climat 2030.

12 novembre 2014

Accord sur le climat entre la Chine et les États-Unis, signé en marge du Forum de coopération économique Asie-pacifique. Les deux pays représentant 45% de la totalité des émissions de gaz à effet de serre de la planète s’engagent à une réduction de leurs émissions : pour les Etats-Unis de 26 à 28 % d’ici 2025 par rapport à 2005. Quant à la Chine, elle promet un pic de ses émissions autour de 2030.

1- 14 décembre 2014

20è Conférence sur le climat (COP20) à Lima (Pérou). Elle aboutit à un accord qui constitue une base de travail pour préparer Paris 2015 (COP 21).

30 novembre -12 décembre 2015

La France préside et accueille la 21e Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP21/CMP11). Le 12, signature par 195 pays d’un accord contraignant pour lutter contre le changement climatique. Son objectif est de contenir la hausse des températures en-deçà de 2°C, et de s’efforcer de la limiter à 1,5°C.

22 avril 2016

Signature de l’accord de Paris sur le climat par 177 parties à New-York.

15 juin 2016

Promulgation de la loi autorisant la ratification de l’accord de Paris adopté le 12 décembre 2015 (JO du 16).

7-11 novembre 2016 Réunion de la 22e conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP 22), à Marrakech : fixation de l’agenda des années à venir et notamment pour 2018, la hausse possible des objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre de la part des pays développés, rappel de l’objectif de mobilisation des 100 milliards de dollars par an promis à Copenhague en 2009 par les pays développés pour aider les pays les plus pauvres à lutter contre le changement climatique.

source : l'ensemble de cet article est extrait du site vie-publique.fr 

lien exact : http://www.vie-publique.fr/chronologie/chronos-thematiques/debat-climat-rio-1992-rio-20-2012.html

Pour en savoir plus : 

La réduction des polluants issus du pétrole : 

https://www.ineris.fr/sites/ineris.fr/files/contribution/Documents/fioul.pdf

https://www.industrie-techno.com/article/desulfurer-les-carburants.15118

https://www.citepa.org/fr/air-et-climat/polluants/aep-item/dioxyde-de-soufre

https://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/054000324.pdf


Les grands accords internationaux sur le développement durable : 

https://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/developpement-durable/accords-internationaux.shtml

http://unfccc.int/files/press/news_room/press_releases_and_advisories/application/pdf/press041118_fre.pdf

https://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=COM:2002:0044:FIN:FR:PDF

Convention européenne : 

https://www.eea.europa.eu/fr/signaux/signaux-2018/infographies/gouvernance-de-l2019eau/view

L' écologie Politique et LA POLITIQUE 

L 'écologie politique permet de concrétiser, de faire des Lois  pour interdire les polluants et pollutions, respecter les écosystèmes, la faune et la flore ; mettre en place des actions concrètes nationales et territoriales en faveur de la biodiversité, des économies d’énergie, de l'agriculture biologique et ou locale, de la préservation des biens communs (eau, nourriture, transports) ...

Selon Pierre Serne, historien et homme politique écologiste  " le souci écologique, le sentiment de respect ou de fascination pour la nature, la crainte des destructions qu'elle subit, la réflexion sur les relation entre l'Homme et la nature, tout cela n'est, bien entendu pas né avec Les Verts [un des premiers parti politique écologiste créé en 1984],  ni même au XXème siècle (...) : l'idée que la nature y compris l'Homme forme un tout en inter-action permanente (le terme biosphère date d'ailleurs de (...) la fin XIXème, désignant l'ensemble des écosystèmes, mot lui aussi daté du tournant du XXème siècle. L'écologie naît donc avant tout comme une science, globalisante, qui étudie chaque élément naturel dans ses rapports avec les autres, les interactions du milieu ou de l'environnement avec les êtres vivants qui le peuplent, et ce du plus petit niveau jusqu'au niveau global de la planète. (...) C'est avec l'industrialisation et l'exploitation des ressources naturelles au XIXème et surtout au XXème siècle que l'écologie devient peu à peu, aussi, la prise de conscience des dégâts et des crises écologiques (déforestation, pollution, bétonnage...), amorçant la politisation de la question. Des philosophes , à partir de la première moitié du XXème s. vont réfléchir souvent dans une indifférence très grande, sur ces thématiques qui n'intéressent pratiquement pas la sphère politique où la question sociale concentre alors les énergies des groupes progressistes de la société en France. Des penseurs comme Jacques Ellul ou Bernard Charbonneau vont, notamment, écrire sur le rapport entre Hommes et natures, sur l'écologie"

 (Extrait du livre « Les Verts ont 20 ans : petite histoire de l’écologie politique en France », édité par Les Verts et Cedis, 2004,  réédition  sous le titre "Les Verts ont 30 ans" dix ans plus tard) 

_____________________________________________________________________________________________________________________________

Historique du "Mouvement Ecologique" à "Europe Ecologie les Verts" en France :

 "L'écologie politique a fait son entrée sur la scène française avec la candidature de René Dumont à l'élection présidentielle de 1974. 

Critiques à l'égard des institutions, les écologistes se sont d'abord engagés dans des associations environnementalistes, tiers-mondistes et humanistes. Le mouvement antinucléaire a [été le] catalyseur [des] revendications. Le mouvement écologiste a progressivement coalisé les revendications de la « nouvelle politique », articulant des demandes en termes de droits, d'identité, de participation démocratique aux problématiques portant sur la remise en question du modèle de développement économique et social.

En 1979, la constitution d'une liste menée par Solange Fernex lors de la première élection du Parlement européen a favorisé la formation d'une structure à la fois durable et nationale, le Mouvement d'écologie politique (ME.P.), dont la réalité s'est progressivement imposée comme la meilleure façon de promouvoir les revendications écologistes. Le M.E.P., hiérarchisé et centralisé, a suscité la fondation d'une organisation rivale, la Confédération écologiste. Les deux groupes revendiquant le label et le titre de Verts ont fusionné en 1984, sous le nom complexe de « Les Verts-Confédération écologiste - Parti écologiste »." (source : encyclopédie Universalis).

2019 : avenir et à venir élections européennes

2020 : à venir avenir élections municipales

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

La sphère politique ne bénéficie pas d'un bon appui dans la société, le faible taux de participation, tout parti confondu, à certaines élections montre clairement un problème social. 

L'abstention record aux législatives de 2017 en est une démonstration : 51,30des personnes inscrites sur les listes électorales (pour le 1er tour) et 57,36 % (au second tour) n'ont pas été voté. 

Un problème social que l'on peut traduire par : 

-  l'envahissement de la pensée marchande et de l'individualisme dans la vie sociale et politique, l'utilisation de procédé publicitaire pour faire élire un.e individu représentant.e un groupe politique ;

- toutes les problématiques liées aux questions du respect du commun (dans le sens de communauté) et du bien commun (eau, énergie,  ressources, équipements collectifs) ;

- du désintérêt d'une partie de la population pour la sphère politique (l'absence de conscience ou d'intérêt pour la politique) ,  de connaissance de l'organisation politique  ;

- le manque de confiance dans les élu.es liés à la trahison de la morale et de la Loi, notamment à certain.s délits et crimes de représentant.es politiques (corruption financière par exemple) ; 

- l'utilisation des médias de grande audience pour appuyer consciemment ou non un parti plutôt qu'un autre, une pensée plutôt qu'une autre . La problématique liée à la trop grande vitesse de transmission de l'information et l'absence de recul, de réflexion, de temps pour écrire qu'elle génère. 

"Le 23 avril 2017, (...), Ce climat politique n’aura pas été sans conséquence, aggravant la crise de défiance entre les Français et leurs représentants. Selon un sondage Harris Interactive pour Transparency International et Tilder publié en mars 2017, 57% des Français considéraient que les personnes ayant du pouvoir sont corrompues pour une grande partie d’entre elles, soit trois points de plus qu’en août 2016 (...) Transparency est préoccupé par l’absence de débat public sur la question du financement de la vie politique, en particulier des campagnes présidentielles. Or, au cours des vingt-cinq dernières années, pas moins de trois campagnes présidentielles – 1995, 2007 et 2012 – sont entachées par de lourds soupçons de corruption." 

Source :  https://transparency-france.org/actu/un-an-apres-lelection-presidentielle-lethique-et-la-transparence-de-la-vie-publique/


Si la question de l'éducation civique, politique vous intéresse voici un site indépendant très intéressant à ce sujet : organisation, histoire, convictions, culture générale... : http://www.toupie.org/Dictionnaire/


L'écologie : comment en parler ? L'écologie : comment en parler ?


Comment aborder un thème qui peut culpabiliser, proposer ou imposer un changement à contre courant de certaines habitudes ou de certaines sphères du monde ? (sphère économique principalement).

L'écologie dans le sens du respect de la terre, des eaux, des terres, de la faune et de la flore pose et impose des limites (normes environnementales par exemple, proposition de manger biologique et local quand le plus accessible est la nourriture issue de l’agro- industrie).

L'écologie impose une éthique.

Éthique qui n'est pas suffisamment garantie par les instances gouvernantes au regard de l'urgence à agir et met chaque individu face à des choix parfois contraignants voir très contraignants (en terme de temps et de finance).

Les problèmes environnementaux posent aussi la question de la confiance dans l'autorité gouvernante : si c'est autorisé c'est que ce n'est pas dangereux, ni pour ma santé ni pour l'environnement... et pourtant : nanoparticules, additifs alimentaires chimiques, pesticides, ogm, pollutions en tout genre : tous les chiffres et les constats amènent à la même conclusion concerannt leur danger,  il faut donc changer de modèle de société, revenir à la Terre.

Vous pouvez nous contacter questcequonvamanger at mailoo.org


Si vous êtes intéressé.es pour participer a ce site n'hésitez pas a nous contacter. 

de nombreuses thématiques sont survoleés ou bien ne sont pas abordées : 

L'énergie renouvelable, 

l'historique de la mondialisation et des logiques de marche financier , 

la législation, 

l'artificialisation des sols, 

les ressources minières, 

les nouvelles technologies du numérique, 

les ondes wifi, les ondes liées aux portables,  

les espèces en voie de disparition, 

Des exemples concrets modèles de développement durable (eco-quartiers, îles de Ouessant sans nucléaire et en cours de conversion aux énergies renouvelables...) et de plan de sauvegarde d'espèces animales ou végétales 

L'actuelle page pourrait aussi être traduite...

Par ailleurs nous sommes en cours de migration vers un site plus complexe (https ://pimprenelle.frama.site

arrow_upward